Ce 29 janvier 2026, l'Union européenne a officiellement inscrit les Gardiens de la révolution iraniens sur sa liste des organisations terroristes. Cette décision fait suite à la répression sanglante des manifestations populaires en Iran, menée par cette milice non officielle mais puissante, qui soutient le régime des Mollahs.
Une réponse à la répression
La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a annoncé la nouvelle lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE. « La répression ne peut rester sans réponse », a-t-elle déclaré sur X, ajoutant que « tout régime qui tue des milliers de ses propres citoyens travaille à sa propre perte ». Elle a souligné que si vous agissez en terroriste, vous devez être traité comme tel.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a également réagi sur X, qualifiant la répression de la révolte pacifique du peuple iranien d'« insoutenable ». Les organisations de droits humains accusent les Gardiens de la révolution d'avoir orchestré une répression meurtrière ayant causé des milliers de morts.
Sanctions supplémentaires
Outre l'inscription sur la liste terroriste, l'UE a décidé de nouvelles sanctions contre 21 entités et individus, dont de hauts responsables des Gardiens. Ces mesures prévoient une interdiction d'entrée dans l'UE et le gel des avoirs. Par ailleurs, une dizaine d'individus et d'entités iraniens seront sanctionnés pour avoir fourni des drones et des missiles à la Russie dans le cadre de la guerre en Ukraine.
La structure des Gardiens de la révolution
Les Gardiens de la révolution, forte de 125 000 soldats selon un rapport du ministère des Armées de 2001, sont directement liés au Guide suprême iranien et indépendants de l'armée officielle. Leur influence s'étend au-delà de l'Iran, avec des ramifications dans tout le Moyen-Orient.
La force Al-Qods
Parmi eux, la force d'élite Al-Qods compte environ 15 000 membres spécialisés dans les opérations extérieures. Elle se divise en plusieurs corps : le corps Ramazan en Irak, le corps Rasulallah dans la péninsule arabique, le corps Ansar en Afghanistan, Pakistan et Asie centrale, et le corps du Levant, implanté en Syrie, au Liban, dans les territoires palestiniens et en Jordanie, aux portes d'Israël.
La brigade des Fatimides
Indépendante mais proche des Gardiens, la brigade des Fatimides regroupe 30 000 combattants pro-Iran, principalement des réfugiés chiites que la République islamique s'est engagée à protéger.
L'Iran avait mis en garde contre des « conséquences destructrices » si l'UE allait de l'avant avec cette inscription. Malgré cela, l'UE a maintenu sa position, affirmant que la répression ne peut rester sans réponse.



