La corne de rhinocéros atteint des prix exorbitants sur le marché noir, principalement en raison de sa demande dans la médecine traditionnelle asiatique, notamment au Vietnam. Utilisée pour fabriquer des sculptures ornementales, des manches de dagues, des bols ou des coupes, son principal débouché reste toutefois la médecine traditionnelle. On lui prête de nombreuses vertus : lutter contre le cancer, soulager la gueule de bois, faire baisser la fièvre, contrôler les hémorragies ou purifier le sang. Ces croyances en font un produit très recherché par les personnes soucieuses de leur santé.
Que dit la science ?
D'un point de vue biologique, la corne de rhinocéros est constituée de kératine, la même protéine que celle présente dans les ongles et les cheveux humains. Aucune propriété médicinale particulière n'a été démontrée. De nombreux chercheurs ont souligné l'absence de preuves scientifiques concernant ses prétendues vertus thérapeutiques. Lixin Huang, président de l'American College of Traditional Chinese Medicine, a déclaré qu'aucun lien n'avait été établi entre la consommation de corne de rhinocéros et la guérison du cancer. Aucune propriété diurétique, analgésique ou antipyrétique n'a par ailleurs été démontrée.
Ol Pejeta, un refuge pour les rhinocéros noirs
Située au Kenya, la réserve d'Ol Pejeta constitue le plus grand sanctuaire de rhinocéros noirs d'Afrique de l'Est. Sa mission est de protéger les habitats naturels et de contribuer à la conservation de cette espèce gravement menacée. L'organisation à but non lucratif veille aujourd'hui sur plus d'une centaine de rhinocéros. Elle dispose également de vastes espaces et de programmes de reproduction destinés à renforcer les populations sauvages. Plus de 400 personnes travaillent à la gestion de la faune et à la protection des rhinocéros au sein de la réserve, avec l'objectif de poursuivre le développement de ces efforts de conservation.



