Ce samedi 9 mai 2026, Peter Magyar a été officiellement investi Premier ministre de Hongrie lors d'une cérémonie solennelle au Parlement de Budapest. Le nouveau chef du gouvernement a prêté serment sur la Constitution, s'engageant à servir le peuple hongrois et non à régner, dans une déclaration qui marque une rupture nette avec le style autoritaire de son prédécesseur, Viktor Orbán.
Un discours d'investiture tourné vers l'avenir
Dans son discours d'investiture, Peter Magyar a souligné sa volonté de restaurer la confiance des citoyens dans les institutions démocratiques. Il a promis de lutter contre la corruption, de renforcer l'État de droit et de garantir une justice indépendante. « Je serai le Premier ministre de tous les Hongrois, pas seulement de ceux qui m'ont soutenu », a-t-il déclaré.
Les défis immédiats du nouveau gouvernement
Le nouveau Premier ministre hérite d'une situation économique difficile, avec une inflation persistante et des tensions avec l'Union européenne. Magyar a annoncé des réformes structurelles pour moderniser l'économie et attirer les investissements étrangers. Il a également promis de rétablir des relations constructives avec Bruxelles, après des années de conflit sous l'ère Orbán.
- Lutte contre la corruption : création d'une agence indépendante anticorruption.
- Justice : réforme du système judiciaire pour garantir son indépendance.
- Économie : plan de relance de 10 milliards d'euros pour les PME et l'innovation.
- Social : augmentation du salaire minimum et des retraites.
Réactions nationales et internationales
L'investiture de Peter Magyar a été saluée par les partis d'opposition et par plusieurs capitales européennes. Le président du Conseil européen a félicité le nouveau Premier ministre, espérant une coopération renforcée. En revanche, les proches de Viktor Orbán ont dénoncé une « trahison des valeurs nationales ». Des manifestations de soutien et d'opposition ont eu lieu dans tout le pays, mais dans le calme.
Peter Magyar, ancien avocat et figure de la société civile, a été élu au terme d'une campagne axée sur la transparence et le renouveau politique. Son investiture marque un tournant pour la Hongrie, après douze ans de gouvernance Orbán. Reste à savoir s'il parviendra à tenir ses promesses face à un Parlement encore divisé et à une société polarisée.



