Reprise des hostilités à Kidal
Les combats ont repris ce week-end à Kidal, dans le nord du Mali, opposant l'armée malienne, soutenue par des forces russes, à des rebelles touareg alliés à des groupes djihadistes. Cette nouvelle escalade survient après plusieurs mois de relative accalmie dans la région.
Contexte du conflit
La ville de Kidal, bastion historique des rebelles touareg, est au cœur des tensions depuis l'échec de l'accord de paix d'Alger en 2015. Les rebelles du Cadre stratégique permanent (CSP) revendiquent une autonomie accrue, tandis que Bamako refuse toute concession territoriale. L'arrivée des mercenaires russes de Wagner, désormais intégrés à l'armée malienne, a radicalisé le conflit.
Déroulement des affrontements
Selon des sources locales, les combats ont débuté vendredi par une offensive de l'armée malienne visant à reprendre le contrôle de la ville. Les rebelles touareg, appuyés par des combattants djihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), ont résisté avec des armes lourdes. Les affrontements ont fait au moins 30 morts et des dizaines de blessés, selon un bilan provisoire.
Implications régionales
Cette reprise des combats inquiète la communauté internationale, qui craint une déstabilisation accrue du Sahel. La France, qui a retiré ses troupes du Mali en 2022, a appelé à un cessez-le-feu immédiat. De son côté, la Russie a justifié son soutien militaire par la lutte contre le terrorisme.
Réactions et perspectives
Le gouvernement malien a dénoncé une « agression terroriste » et promis de « restaurer l'ordre » à Kidal. Les rebelles touareg, quant à eux, menacent de poursuivre leur lutte jusqu'à l'obtention de l'indépendance. Les experts estiment que ce conflit pourrait s'enliser, faute de solution politique.



