Le président français Emmanuel Macron entame samedi une tournée africaine de cinq jours, qui le mènera de l'Égypte à l'Éthiopie en passant par le Kenya. Au programme : la promotion de la francophonie, le renforcement des liens avec l'Afrique et les discussions sur la guerre au Moyen-Orient.
Première étape : Alexandrie, Égypte
Emmanuel Macron se rend samedi à Alexandrie, le port méditerranéen de l'Égypte, pour inaugurer une université de la Francophonie. Il doit s'entretenir avec son homologue égyptien Abdel-Fattah al-Sissi afin de « conforter une relation bilatérale forte entre la France et l'Égypte » et « aborder la crise actuellement en cours au Moyen-Orient », selon l'Élysée. Le président français souhaite lancer une « coalition maritime » de pays non-belligérants pour proposer une mission multinationale neutre de sécurisation en vue d'une réouverture du détroit d'Ormuz.
Inauguration du campus de l'Université Senghor
Les deux dirigeants inaugureront le nouveau campus de l'Université de la Francophonie Senghor, un projet phare de la Francophonie ouvert en 1990 pour former des cadres africains francophones. Après de vastes réformes, ce « campus moderne projeté vers l'Afrique » est présenté comme une « université d'excellence » par la présidence française. Ils visiteront également la Citadelle de Qaitbay, forteresse du XVe siècle, avant un dîner de travail.
Deuxième étape : Nairobi, Kenya
Dimanche, le chef de l'État se rendra à Nairobi pour rencontrer le président kényan William Ruto et signer des accords bilatéraux, notamment entre entreprises des deux pays. Lundi et mardi, ils coprésideront le sommet Afrique-France baptisé Africa Forward, le premier en présence de dirigeants africains depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir en 2017, et aussi le premier dans un pays anglophone, ancienne colonie britannique.
Dernière étape : Addis Abeba, Éthiopie
Mercredi, Emmanuel Macron terminera sa tournée à Addis Abeba, où il s'entretiendra avec le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed. Il se rendra au siège de l'Union africaine en présence du secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres pour une rencontre « centrée sur le renforcement des réponses conjointes sur les thématiques de paix et de sécurité », selon l'Élysée.



