Le Premier ministre libanais a annoncé, ce jeudi 4 juin 2026, le déploiement de zones pilotes dans le sud du Liban qui seront désormais contrôlées exclusivement par l'armée libanaise. Cette décision intervient après le retrait des forces israéliennes de la région, marquant une étape importante dans la reprise de souveraineté du pays sur son territoire.
Un retrait israélien progressif
Le retrait israélien du sud du Liban s'est achevé dans la nuit de mercredi à jeudi, après plusieurs semaines de négociations sous l'égide des Nations unies. Les troupes israéliennes ont quitté les positions qu'elles occupaient depuis le début du conflit, ouvrant la voie à un déploiement progressif de l'armée libanaise.
Les zones pilotes : une première phase
Le Premier ministre a précisé que ces zones pilotes couvrent plusieurs secteurs stratégiques le long de la frontière sud. L'armée libanaise y déploiera des unités spéciales chargées de sécuriser la zone et d'empêcher toute infiltration. Cette mesure vise à garantir la stabilité et à éviter un vide sécuritaire après le départ israélien.
- Les zones pilotes incluent les localités de Kfar Kila, Mays al-Jabal et Bint Jbeil.
- L'armée libanaise a déjà commencé à patrouiller dans ces secteurs.
- Des points de contrôle ont été établis pour surveiller les mouvements.
Réactions internationales
La communauté internationale a salué cette initiative. L'ONU a appelé toutes les parties à respecter le cessez-le-feu et à soutenir le déploiement de l'armée libanaise. Les États-Unis et la France ont exprimé leur soutien à la souveraineté du Liban et encouragé la poursuite du dialogue.
Défis à venir
Malgré cette avancée, des défis subsistent. Le Hezbollah, influent dans la région, n'a pas encore commenté officiellement cette annonce. Par ailleurs, la reconstruction des infrastructures détruites pendant le conflit reste une priorité. Le gouvernement libanais a promis un plan d'aide pour les populations locales.
Cette annonce représente un pas significatif vers la restauration de l'autorité de l'État libanais sur l'ensemble de son territoire, un objectif longtemps recherché depuis la fin de la guerre civile.



