Le dialogue entre Alain Rousset, président de la Nouvelle-Aquitaine, Carole Delga, présidente de l'Occitanie, et le Premier ministre Sébastien Lecornu est réamorcé. Une visite de terrain est à l'étude et des « discussions techniques » sont en cours.
Une réunion annulée mais un dialogue maintenu
Alors qu'Alain Rousset et Carole Delga devaient rencontrer ce mardi 28 avril à Matignon le Premier ministre Sébastien Lecornu au sujet de l'extension de la LGV vers Toulouse et Dax, cette réunion a été annulée, comme la semaine précédente. Toutefois, cette décision, prise à l'initiative de Matignon, a été concertée avec les deux présidents de région. Dimanche, Alain Rousset s'est entretenu avec le directeur de cabinet de Sébastien Lecornu.
Une visite du Premier ministre dans le Sud-Ouest
« Le Premier ministre veut venir dans le Sud-Ouest », nous précisait, ce mardi soir, le président de la Nouvelle-Aquitaine. Cette visite, qui pourrait intervenir début mai, devrait permettre à Sébastien Lecornu de préciser la position de l'État. Du côté de la Région Occitanie, on assure, comme à Bordeaux, que des « discussions techniques » sont engagées avec Matignon. « On avance », glisse-t-on côté toulousain.
Des arguments robustes pour convaincre
Voilà pourquoi l'annulation de la réunion de ce mardi n'a pas été perçue comme une fin de non-recevoir aux attentes exprimées haut et fort par Alain Rousset et Carole Delga, dans les colonnes de « Sud Ouest » le 20 avril. Dans cet entretien croisé, les deux présidents de région ont appelé le Premier ministre à lever les doutes qui entourent aujourd'hui l'extension de la LGV vers Toulouse et vers Dax. Face à ce flou persistant, laissant craindre un report du projet, Alain Rousset a demandé au « gouvernement d'apporter des réponses claires. » Carole Delga a été formelle : « Si on ne continue pas, ce seront 2 milliards d'euros jetés dans la Garonne. »
Huit jours après la publication de leurs propos, le dialogue est réamorcé avec Matignon. « On a des arguments robustes », souligne Alain Rousset. Si les exécutifs régionaux assurent rester « vigilants », ils ont aussi enregistré l'appui de Thomas Cazenave, le maire de Bordeaux, et de Jean-Luc Moudenc, le maire de Toulouse qui, dans un communiqué commun, ont réaffirmé leur soutien à ce projet, s'affirmant « convaincus de sa pertinence, de son utilité et de sa soutenabilité financière ».



