Sans être un stratège, un constat s'impose : Donald Trump et Benyamin Netanyahou n'ont pas gagné la guerre contre l'Iran. Et on peut aussi dire que l'horrible régime iranien, même s'il a été atrocement blessé, meurtri, n'est pas mort. Il sort de cette épreuve complexe renforcé et plus aucune opposition dans le peuple n'ose s'exprimer publiquement. Dernièrement, un malheureux mécontent de la situation a été pendu, accusé d'avoir eu des contacts avec l'ennemi israélien. Sans preuve. Sans vrai procès, mais la pendaison eut lieu pour avertir ceux qui seraient tentés d'exprimer une opinion différente de celle imposée par le régime. Une dictature sèche, sans état d'âme, cruelle. Certains avaient compté sur son impopularité pour tomber, suite aux très nombreux bombardements. Mais ce que l'Amérique et Israël n'avaient pas compris, c'est que l'Iran n'est pas un pays arabe. Le pouvoir politique obéit à une logique ignorée de ses adversaires. Ils ont coupé les têtes, mais le système continue de fonctionner.
Une résistance perse face à l'arrogance américaine
On oublie, pour l'anecdote, que ce sont les Perses qui ont inventé le jeu des échecs. Rien à voir avec l'improvisation des États arabes quand ils ont été attaqués par Israël. À présent, l'Iran résiste. Le peuple se terre, ayant perdu beaucoup de ses enfants en janvier dernier. On parle de plus de 30 000 tués. L'arrogante Amérique, qui n'a pas eu l'humilité de tirer des leçons de ses échecs cuisants au Vietnam, en Afghanistan et en Irak, a sous-estimé une grande puissance et un régime dont la cruauté n'a d'égale que sa détermination à gouverner selon son idéologie obscurantiste. Israël, obsédé par l'éventualité d'une arme nucléaire dans un pays qui a juré sa disparition, aurait été aveuglé par cette passion et n'aurait pas réalisé la complexité du régime, lequel est pourtant truffé d'espions du Mossad.
Le nucléaire iranien : un programme enterré mais inaccessible
Pour ce qui est du nucléaire, tout aurait été enterré à des centaines de mètres de profondeur, qu'aucune bombe ne serait capable d'atteindre. Depuis que les ayatollahs sont au pouvoir, ils travaillent en vue de cette guerre. Tout aurait été prévu, y compris la mort des chefs, lesquels ont vite été remplacés.
Le Liban, victime collatérale des conflits régionaux
Pour la quatrième fois, en vingt ans, Israël attaque le Liban, pourchassant les éléments du Hezbollah. Mais un nombre important de civils innocents sont sacrifiés dans cette guerre où la souveraineté et la dignité du Liban sont totalement ignorées par Netanyahou.
Presque deux mois après le déclenchement de la guerre, il n'y a pas de vainqueur. Reste le peuple iranien, opposé dans sa majorité à la politique des mollahs, il attend des jours où, par miracle, la liberté reviendrait et avec elle sa libération.



