Guerre en Ukraine : les alliés européens réaffirment leur soutien indéfectible à Zelensky
Guerre en Ukraine : les alliés européens soutiennent Zelensky

Les alliés européens ont affiché lundi 8 décembre à Londres leur soutien indéfectible au président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui a catégoriquement réaffirmé qu'il n'avait "aucun droit" de céder les territoires réclamés par Moscou à la Russie. Cette réunion s'est tenue en réponse aux critiques de Donald Trump, qui a reproché à Zelensky de ne pas avoir lu les dernières propositions américaines de paix.

Une position inflexible sur les territoires

Lors d'une conférence de presse en ligne après la rencontre, Zelensky a déclaré : "Envisageons-nous de céder des territoires ? Nous n'avons aucun droit légal de le faire, en vertu de la loi ukrainienne, de notre Constitution, et du droit international. Et nous n'avons aucun droit moral non plus." Le président ukrainien a souligné que la Russie, qui contrôle plus de 80 % du Donbass, veut obtenir l'ensemble de ce territoire, une exigence maintes fois rejetée par Kiev.

Le chancelier allemand Friedrich Merz a exprimé son "scepticisme" face à certains détails des propositions américaines, dont le contenu reste secret. "Certains détails que nous voyons dans les documents provenant des États-Unis nous rendent sceptiques", a-t-il déclaré, sans préciser de quels documents il s'agissait.

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Les alliés européens unis derrière Kiev

Outre l'Allemagne, la France et le Royaume-Uni étaient représentés à Londres. La présidence française a indiqué que la réunion a permis "de poursuivre le travail commun sur le plan américain" de paix, "en vue de le compléter avec les contributions européennes, en étroite coordination" avec Kiev. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a assuré qu'il ne mettrait pas la pression sur Zelensky pour accepter les propositions américaines, insistant sur la nécessité d'une cessation des hostilités "juste et durable".

Rencontres à Bruxelles et à Rome

Dans la soirée, Zelensky s'est rendu à Bruxelles pour rencontrer le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Cette dernière a affirmé sur X : "L'Union européenne reste inflexible dans son soutien à l'Ukraine. La sécurité de l'Ukraine doit être garantie à long terme comme première ligne de défense de l'Union." Parmi les sujets prioritaires figure la question des réparations des dommages de guerre. Un responsable britannique a espéré des avancées sur l'utilisation des avoirs russes gelés en Europe pour financer l'Ukraine, l'UE espérant un accord au sommet des 18-19 décembre.

Zelensky doit également rencontrer la Première ministre italienne Giorgia Meloni à Rome mardi.

Les critiques de Donald Trump

Le président américain Donald Trump a critiqué Zelensky lors d'une soirée de gala à Washington, déclarant : "Je suis un peu déçu que le président Zelensky n'ait pas encore lu la proposition." Trump, qui entretient des relations complexes avec le président ukrainien, s'est montré proche de Moscou depuis son retour à la Maison Blanche. Les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner ont rencontré Vladimir Poutine la semaine dernière, le Kremlin évoquant des avancées mais reconnaissant qu'il reste "beaucoup de travail".

Depuis la présentation du plan américain, perçu comme très favorable à la Russie, les puissances européennes tentent de faire entendre leur voix et de tempérer les propositions. La réunion de Londres s'inscrit dans cette dynamique, visant à coordonner les positions européennes avec Kiev.

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