Darfour : les FSR dénoncent une "exagération médiatique" face aux massacres
Darfour : les FSR nient les massacres de civils

Des témoignages accablants

Des massacres et des exécutions de civils ont été rapportés au Darfour, où la prise de la ville d'El Fasher par les forces paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) serait accompagnée d'exécutions massives. Selon plusieurs témoignages, des combattants à dos de chameaux ont rassemblé des centaines d'hommes près de la ville et les ont conduits à un réservoir avant de leur tirer dessus, criant des insultes racistes.

Un témoin, Alkheir Ismaïl, a raconté avoir été capturé puis relâché après avoir été reconnu par un ancien camarade d'école. Il a déclaré : "Il leur a dit : 'Ne le tuez pas'. Même après avoir tué tous les autres, mes amis et tous les autres."

Au moins 460 morts dans une maternité

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a signalé qu'au moins 460 personnes ont été exécutées dans une maternité de la ville. Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Volker Türk, a mis en garde contre un risque croissant d'atrocités ethniques.

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Les FSR nient les faits

Les FSR ont nié ces exactions, les qualifiant d'"exagération médiatique" de la part de l'armée régulière. Un haut commandant a déclaré : "Il n'y a pas eu d'assassinats comme on l'a prétendu." Il a ajouté que des enquêtes avaient été ordonnées et que des membres arrêtés.

Des vidéos vérifiées par Reuters montrent des hommes en uniformes des FSR tirant sur des captifs non armés. Les précédentes atrocités à Geneina ont été qualifiées de génocide par les États-Unis.

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