Un différend de voisinage autour d'arbres centenaires
Sur l'île huppée de Nantucket, dans le Massachusetts, une résidente a porté plainte contre son voisin, l'accusant d'avoir fait abattre illégalement 16 arbres de plus de 50 ans sur sa propriété. L'objectif : dégager la vue sur l'océan depuis sa maison, mise en vente à près de 10 millions de dollars. L'affaire, révélée par le Nantucket Current, met en lumière un conflit de voisinage aux enjeux financiers considérables.
Les faits : une intrusion et une coupe illégale
Selon la plainte déposée en février, le voisin se serait introduit sans autorisation sur le terrain de la plaignante pour couper les arbres qui formaient une haie naturelle entre les deux propriétés. Ces arbres, plantés dans les années 1970, étaient bien entretenus et constituaient une séparation végétale dense. La plaignante affirme que son voisin souhaitait ainsi améliorer la vue depuis l'étage de sa maison, un argument de vente majeur.
Une mise en vente après l'abattage
Quelques mois après la coupe, la maison du voisin a été mise en vente pour près de 10 millions de dollars (environ 8,5 millions d'euros). L'annonce met en avant la vue imprenable sur l'océan. La plaignante assure qu'une première annonce, publiée avant l'abattage, affichait un prix inférieur. Elle est convaincue que la coupe des arbres visait à augmenter la valeur du bien.
Des preuves et des témoignages
L'ancien paysagiste du voisin a confirmé aux enquêteurs que ce dernier avait reconnu avoir fait couper les arbres et lui avait demandé de nettoyer le terrain. La plaignante réclame 1,4 million de dollars de dommages et intérêts. La loi du Massachusetts prévoit que toute coupe volontaire d'arbre sur un terrain privé peut donner lieu à des indemnités pouvant atteindre trois fois le montant du préjudice, estimé ici à 480 000 dollars.
La défense du voisin
L'avocat du mis en cause nie toute infraction. Il affirme que les arbres étaient morts et que les travaux ont été réalisés en pleine journée, avec autorisation et en toute transparence. De son côté, l'avocate de la plaignante déclare : "Je suis convaincu qu'une fois que tous les faits et toutes les preuves auront été présentés, justice sera rendue." L'affaire est actuellement examinée par la justice du Massachusetts.



