Dans le parc national du Kosciuszko, en Australie, une opération controversée a conduit à l'abattage de 9 000 chevaux sauvages depuis 2021. Ces animaux, appelés Brumbies, sont les descendants de chevaux introduits par les colons anglais à la fin du 18e siècle. Leur population avait explosé, atteignant 17 000 individus l'année dernière, avant que les autorités de Nouvelle-Galles-du-Sud ne décident d'intervenir. Aujourd'hui, il n'en resterait que 3 000, selon Nice-Matin.
Des nuisibles pour l'écosystème
Les Brumbies ont été officiellement classés comme nuisibles après l'abrogation de leur statut patrimonial fin novembre. Les scientifiques ont constaté que leur surpopulation causait des dégâts importants : destruction de la végétation, érosion des sols et dégradation des cours d'eau. Pour protéger les écosystèmes fragiles du parc, les autorités ont donc opté pour une régulation drastique de leur nombre.
Méthode d'abattage contestée
Les opérations d'abattage sont réalisées par des snipers tirant depuis des hélicoptères. Cette méthode est vivement critiquée par les défenseurs des animaux, qui la jugent cruelle. En effet, les chevaux peuvent mettre plusieurs jours à mourir, se vidant de leur sang. En 2023, la ministre de l'Environnement de Nouvelle-Galles-du-Sud avait déclaré que "ce n'était pas une décision facile à prendre", mais elle a néanmoins été maintenue.
Un débat qui divise
Cette initiative soulève des questions éthiques sur la gestion de la faune sauvage. D'un côté, la nécessité de préserver la biodiversité unique du parc national ; de l'autre, des méthodes d'abattage perçues comme inhumaines. Le débat reste ouvert, alors que d'autres pays confrontés à des espèces invasives cherchent des solutions alternatives.



