À Nice, deux magasins de bricolage ont retiré les pièges à colle de leurs rayons, répondant ainsi à des pétitions citoyennes. Choqués par la vente de ces dispositifs, deux clients d'enseignes niçoises, soutenus par l'association Projet animaux zoopolis (Paz), avaient lancé des pétitions pour demander leur retrait. Leur action a porté ses fruits.
Une mobilisation citoyenne efficace
Les deux pétitions, publiées ces derniers mois, ont recueilli 40 000 signatures en deux mois. Les pétitionnaires dénonçaient la cruauté des pièges à colle, destinés aux rongeurs mais qui capturent également d'autres espèces, dont certaines protégées. « C'est un procédé cruel car les animaux y meurent englués après plusieurs jours de souffrance », explique Amandine Sanvisens, présidente de l'association Paz, qui soutient les pétitionnaires.
Les magasins concernés
Les deux magasins en question, Les Briconautes Mistral et Brico'Nice, ont retiré les pièges à colle de leurs rayons. « Nous n'avions pas conscience des conséquences sur les animaux. Nous sommes un commerce de quartier. Notre relation avec les Niçois repose sur la confiance et le respect. Quand un argument est fondé, nous l'entendons et nous agissons », commente Alain Perez Tramini, directeur de Brico'Nice.
Une campagne qui s'étend
Ces retraits ne sont pas les premiers. Plusieurs autres magasins ont déjà fait de même, suite à une campagne menée depuis trois ans par l'association Paz. Amandine Sanvisens espère désormais que toutes les enseignes, en particulier E. Leclerc qu'elle dit avoir du mal à convaincre, suivront cet exemple. Elle appelle également le Gouvernement à légiférer pour interdire la fabrication, l'utilisation et la commercialisation de ces pièges « extrêmement cruels ».



