Minage du détroit d'Ormuz : une information controversée
Le détroit d'Ormuz, point névralgique du commerce mondial, serait-il miné ? Selon le Washington Post, le Pentagone aurait estimé lors d'une présentation classifiée au Congrès américain que le déminage de la zone pourrait prendre six mois. Le quotidien cite trois responsables anonymes affirmant que l'Iran aurait posé vingt mines ou plus dans le détroit et ses alentours. Certaines mines auraient été mises à l'eau à distance grâce à la technologie GPS, compliquant leur détection, tandis que d'autres auraient été mouillées par les forces iraniennes à l'aide de petites embarcations.
Démenti du Pentagone
Un porte-parole du Pentagone a démenti ces informations auprès de l'AFP, dénonçant des fuites issues d'un briefing classifié et à huis clos, dont une grande partie serait fausse. Il a qualifié ces révélations de journalisme malhonnête. Sean Parnell, secrétaire adjoint de la Marine chargé des affaires publiques, a jugé la fermeture du détroit d'Ormuz pendant six mois impossible et totalement inacceptable.
Mises en garde iraniennes et déclarations américaines
Mi-avril, les Gardiens de la révolution iraniens avaient mis en garde contre une zone dangereuse de 1 400 km², soit quatorze fois la superficie de Paris, où pourraient se trouver des mines. Donald Trump avait alors affirmé que Téhéran, avec l'aide des États-Unis, avait retiré ou était en train de retirer toutes les mines marines. Cependant, cette information n'a pas été confirmée par la république islamique.
Prudence des armateurs
Les armateurs restent prudents. Nils Haupt, porte-parole du géant allemand du transport maritime Hapag-Lloyd, a averti que même en cas de réouverture officielle du détroit par Téhéran et Washington, les compagnies maritimes ont besoin de précisions sur les voies à emprunter et craignent ces mines. Plusieurs pays non-belligérants se sont dits prêts à une mission neutre de sécurisation du détroit d'Ormuz.



