La course à l'IA accélère le développement de centrales privées polluantes
Course à l'IA : des centrales privées polluantes

Une course effrénée à l'intelligence artificielle

La demande croissante en puissance de calcul pour l'intelligence artificielle (IA) entraîne le développement de centrales électriques privées, souvent au gaz, qui sont moins efficaces, plus coûteuses et ont une empreinte carbone plus élevée que les infrastructures publiques. Selon une enquête de l'ONG InfluenceMap, ces centrales, construites pour répondre aux besoins des géants de la tech comme Google, Microsoft ou Amazon, contournent les régulations environnementales et augmentent les émissions de gaz à effet de serre.

Des centrales moins efficaces et plus chères

Les centrales privées, souvent des turbines à gaz, affichent un rendement inférieur à celui des centrales publiques modernes. Leur construction est motivée par la rapidité de mise en service, mais elles coûtent plus cher à l'exploitation. De plus, elles sont rarement connectées aux réseaux de chaleur, ce qui gaspille l'énergie thermique produite. Résultat : une empreinte carbone jusqu'à 30 % plus élevée que celle des centrales publiques équivalentes.

Un impact environnemental sous-estimé

L'étude d'InfluenceMap révèle que les émissions de CO2 de ces centrales privées sont souvent sous-estimées, car elles ne sont pas soumises aux mêmes obligations de déclaration que les infrastructures publiques. En outre, leur localisation, souvent proche des data centers, peut aggraver la pollution locale. Les associations environnementales dénoncent un manque de transparence et appellent à une régulation plus stricte.

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Les géants de la tech en première ligne

Google, Microsoft et Amazon sont les principaux acteurs de cette course à l'IA. Ils investissent massivement dans des data centers et des centrales privées pour alimenter leurs services d'IA, comme les chatbots ou les outils de reconnaissance d'image. Ces entreprises affirment vouloir atteindre la neutralité carbone, mais leurs actions contredisent leurs discours, selon les critiques.

Des solutions alternatives existent

Pour limiter l'impact environnemental, des experts préconisent d'utiliser des énergies renouvelables, d'améliorer l'efficacité des data centers ou de mutualiser les infrastructures électriques. Cependant, la rapidité de déploiement de l'IA pousse les entreprises à privilégier des solutions rapides et peu coûteuses à court terme, au détriment de l'environnement.

Une régulation nécessaire

Face à cette situation, des ONG et des parlementaires appellent à une régulation plus stricte des centrales privées, notamment en matière d'émissions et d'efficacité énergétique. L'Union européenne réfléchit à des mesures pour encadrer ce phénomène, mais les lobbies de la tech freinent les avancées. En attendant, la course à l'IA continue d'alimenter la pollution et le réchauffement climatique.

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