Acétamipride : l'Opecst refuse une note scientifique sur les risques
Acétamipride : l'Opecst rejette une note sur les risques

L'acétamipride, un insecticide de la famille des néonicotinoïdes, est de nouveau au centre des débats en France. Déjà au cœur de la controversée loi Duplomb, cette substance a été examinée par l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) dans le cadre d'une note scientifique sur ses impacts environnementaux et sanitaires. Interdit en France mais autorisé ailleurs en Europe jusqu'en 2033, l'acétamipride suscite des inquiétudes quant à ses effets sur la santé et l'environnement.

Un vote serré à l'Opecst

La publication de cette note, menée par le député Rassemblement national Emeric Salmon et le sénateur socialiste Michaël Weber, a été refusée après un vote très serré. Selon plusieurs participants, les parlementaires RN, Horizons et Les Républicains s'y sont opposés, tandis que la gauche a voté pour. Le résultat final de six voix partout a été insuffisant pour permettre la publication.

Des critiques sur le contenu de la note

Le président LR de l'Opecst, Stéphane Piednoir, a expliqué à l'AFP que, bien que l'Office ne conteste pas que l'acétamipride soit un produit offensif, le tableau dressé dans la note leur a paru « un peu apocalyptique ». Il a assuré que les travaux devront être complétés pour aboutir à un texte qui « conserve la rigueur scientifique » de l'Office. Ce report est rarissime au sein de l'Opecst, un précédent existant en 2018 sur les impacts de l'huile de palme.

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Réactions des corapporteurs

Le corapporteur PS Michaël Weber s'est insurgé contre ce vote, dénonçant auprès de l'AFP « un jeu de dupes ». Il a souligné l'importance de cette note pour éclairer les décisions politiques sur l'utilisation des néonicotinoïdes. L'acétamipride est un sujet brûlant, notamment en raison de son autorisation prolongée dans d'autres pays européens et des préoccupations croissantes concernant les impacts des pesticides sur la biodiversité et la santé humaine.

Ce refus de publication met en lumière les tensions politiques autour de l'évaluation scientifique des risques liés aux pesticides. Alors que la France interdit déjà les néonicotinoïdes, le débat sur leur utilisation reste vif, avec des positions divergentes entre les partis politiques. L'Opecst devra désormais revoir sa copie pour tenter de parvenir à un consensus.

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