Oceano pour Tous : 1000 élèves ambassadeurs des océans récompensés à Monaco
Oceano pour Tous : 1000 élèves ambassadeurs à Monaco

Un concours pour sensibiliser les jeunes à la protection des océans

Les 9 et 10 juin 2026, le Musée océanographique de Monaco a accueilli la clôture de la douzième édition du concours Oceano pour Tous. Plus de 1 000 élèves, venus de France et de toute la Méditerranée, ont présenté leurs projets créatifs – escape games, jeux de société, kakémonos – pour sensibiliser à la préservation des mers et des océans.

Alice, élève de 5e au collège Ségurane de Nice, a démontré avec rigueur l'importance des planctons dans la chaîne alimentaire. « Sans eux, il n'y a rien, c'est le tout début de la chaîne alimentaire ! » a-t-elle lancé, trophée en main. Son établissement a remporté un prix pour son projet.

Des participants venus de toute la Méditerranée

Dix-sept classes, venues de Turquie, Malte, Espagne, Italie, Algérie et d'autres pays méditerranéens, ont été récompensées pour leurs initiatives contre la pollution plastique, le réchauffement des eaux et l'érosion de la biodiversité. Les projets étaient variés : escape game sous-marin, jeu de société éducatif, livre de recettes de saison. Inès, élève de CM2, rêve de faire de la sensibilisation son métier : « Pour ne pas manger des poissons au mauvais moment, c'est la base ! »

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Cyril Gomez, directeur général adjoint de l'Institut océanographique, a souligné l'importance de connecter les jeunes à l'océan, en particulier ceux qui n'y ont pas accès pour des raisons géographiques, sociales ou économiques.

Des ambassadeurs engagés

L'actrice Estelle Lefébure, marraine de l'événement pour la quatrième année, a exprimé son admiration : « Les enfants ont énormément d'imagination pour créer des projets et protéger les océans. » Elle a été bluffée par des élèves de Mayotte qui ont convaincu les commerçants de remplacer les sacs plastique par du papier kraft.

Laurie Perrot, cheffe de projet à l'Institut océanographique, a expliqué la stratégie : « On cible les enfants car aujourd'hui ils en parlent à leurs parents. Demain, ils seront des adultes responsables. » Mehdi, venu d'Oran en Algérie, a dénoncé l'urgence écologique : « Les constats sont présents, mais les actes sont absents. » Avec son camarade Leith, il a présenté un quiz sur la pollution marine. « En Algérie, on voit des mouettes manger des sacs en plastique et mourir affamées », a déploré Leith.

Sensibiliser même loin de la mer

Pour les élèves de Seine-Saint-Denis, comme Meïssa et Ilyanna, la sensibilisation a été un défi : « Au début, on ne se rend pas compte que les déchets laissés par terre finissent dans l'océan. » Ils ont suivi des visioconférences, visité l'aquarium de Paris et réalisé des expositions. Laurie Perrot a noté que la barrière n'est pas seulement géographique, mais aussi culturelle. Anne Mauffrey, professeure de SVT à Martigues, a ajouté : « J'ai des élèves qui ne vont jamais voir la mer. » Elle adapte sa sensibilisation à chaque élève, certains étant touchés par les tortues, d'autres par la pollution.

Les enfants sont prêts à aller loin pour protéger la biodiversité, quitte à « supprimer les voitures s'il le faut ». Le concours Oceano pour Tous a prouvé que la jeune génération est déterminée à devenir des ambassadeurs actifs de l'océan.

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