Nouveau président du SMA : neutralité et feuille de route pour l'Argens
Nouveau président du SMA : neutralité et feuille de route

Publicité « Travailler tous ensemble avec un principe de neutralité » : le nouveau président du Syndicat mixte de l’Argens évoque sa légitimité et dévoile sa feuille de route. Nouveau président du Syndicat mixte de l’Argens (SMA), chargé de la prévention des inondations sur le bassin-versant de l’Argens, le Raphaëlois Stéphane Iseppi revient sur son élection et les priorités de sa nouvelle mission.

Un nouveau cap pour le SMA

Deuxième adjoint au maire de Saint-Raphaël et conseiller communautaire d’Estérel-Côte d’Azur agglomération (ECAA), Stéphane Iseppi a été élu, le 19 mai dernier, à la présidence du Syndicat mixte de l’Argens. Il dévoile sa feuille de route.

Pourquoi avoir candidaté à la présidence du SMA ?

« J’aime bien ouvrir de nouvelles pages. Ça fait quelques mois que Frédéric Masquelier, le président d’Estérel-Côte d’Azur agglomération, m’en parlait, notamment au regard du travail que l’on a fait ensemble sur le PLU de Saint-Raphaël et le SCot (Schéma de cohérence territoriale) à l’Agglo. »

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« Notre Agglo a toute légitimité pour être représentée à la tête du SMA »

Le conseiller communautaire d’ECAA que vous êtes avait-il toute légitimité à prendre les rênes du SMA ? « Bien sûr. En 2014, quand le SMA, qui intègre 74 communes et 8 EPCI (Établissements publics de coopération intercommunale) a été créé, le président Olivier Audibert-Troin a dit : ‘On va faire tourner les présidences’. Donc il y a eu lui, représentant l’agglomération dracénoise, puis Didier Brémond, de la Communauté d’agglomération de la Provence Verte. C’était notre tour, comme ça a été mis en place à l’origine. »

« Quand je me suis présenté devant les élus du SMA, j’ai fait valoir mes six dernières années en tant que vice-président d’ECAA et notamment le travail effectué sur la mobilité (de 900 000 à 2,7 millions de personnes transportées dans les bus) ou le SCoT. D’une manière générale, ECAA a toute légitimité pour être représentée à la tête du SMA, eu égard à notre participation financière très importante. »

« Je rappelle qu’on a mis en place la taxe Gemapi (Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations) il y a très longtemps sur notre territoire et que le Programme d’actions de prévention des inondations (Papi), mis en œuvre par le SMA avec 80 actions et 9 maîtres d’ouvrage, représente 117,4 millions d’euros d’investissements sur la période 2016-2025 avec 7 % de participation pour ECAA et 9 % pour les autres communautés d’agglomération. Nous avons donc notre mot à dire, en tant que représentant de la basse vallée de l’Argens qui est le ‘vase d’expansion’ et le secteur le plus inondé. Il y a bien eu ces terribles inondations de 2010 et 2011 qui ont donné naissance au SMA, mais aussi entre 8 et 9 inondations sur notre territoire. »

Des relations apaisées avec Frédéric Masquelier

En 2022, Frédéric Masquelier (votre président au sein de l’Agglo) assénait : « Le SMA brasse du vent ». Il dénonçait le manque de réalisations concrètes. Les relations sont donc apaisées... « De temps en temps, il faut taper du poing sur la table pour que ça se réveille. Et il (M. Masquelier) a été entendu. Derrière, il y a eu un déclenchement de travaux, ceux de La Palud en 2024, par exemple. »

Actions prioritaires à venir

« Le suivi des chantiers du moment (lire ci-après). Je rencontrerai aussi le préfet du Var en juillet pour parler de tous ces sujets et notamment du programme d’études préalables au prochain Papi qui sera mis en place à partir de 2028. Le SMA a également un rôle de prévention et de sensibilisation auprès des habitants (via le dispositif à l’abri, les systèmes d’alerte…) et de la jeunesse. Un des premiers projets que l’on mène : dès la rentrée, nous écrirons à l’Académie pour accompagner des écoles et leur rappeler la culture du risque inondation. Ça se fait déjà beaucoup en Dracénie. Au SMA, je veux qu’on travaille tous ensemble avec un principe de neutralité. »

1. Sur 32 votes de délégués, Stéphane Iseppi a été élu avec 63,61 % des voix. Alain Caymaris, maire de Trans-en-Provence, briguait aussi la présidence et fait désormais partie des 9 vice-présidents.

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2. La taxe Gemapi est un impôt local affecté qui sert à financer l’exercice de la compétence « Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations », afin de sécuriser les territoires contre les risques hydrauliques et de restaurer les écosystèmes.

Les actions phares du moment

  • L’aménagement de la Nartuby dans la traversée urbaine de Draguignan et de Trans-en-Provence. Le programme prévoit la restauration de la Nartuby sur un linéaire d’environ 4 km (élargissement, approfondissement) avec le confortement et la restauration des berges grâce à des techniques de génie écologique, la modification de 10 ouvrages d’art, l’effacement du seuil de la Foux et la construction d’un barrage écrêteur permettant de ne pas envoyer plus d’eau en aval.
  • L’aménagement hydraulique du site de La Palud à Fréjus. Ce projet a pour objectif de renforcer durablement la protection de la zone. Il vise à la sécuriser face à une crue similaire à celle de 2010, c’est-à-dire supérieure à une crue centennale de l’Argens (une chance sur 100 de se produire chaque année) mais également à une crue décennale des affluents enclavant la zone, à savoir le Compassis, la Vernède et la Petite Garonne.
  • L’aménagement du Caramy dans la traversée urbaine de Brignoles. Les travaux consistent à la fois en un élargissement, et en une restauration de la rivière sur près de 3 km.
  • Travaux d’aménagement de la Florièye dans la traversée de Taradeau.
  • Des aménagements hydrauliques sur la partie amont de la Nartuby (secteur de Châteaudouble).