Gouvernement remise sa réforme controversée de l'Ademe
Gouvernement remise sa réforme controversée de l'Ademe

Le gouvernement a annoncé vendredi 26 juin le retrait provisoire de son projet de réforme de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), une décision saluée par les associations écologistes et les collectivités territoriales. Le texte, qui prévoyait de transférer une partie des compétences de l'agence aux régions, avait suscité une vive polémique depuis sa présentation en mai.

Un projet jugé précipité et dangereux

Selon le ministère de la Transition écologique, le projet visait à "rationaliser" les actions de l'Ademe en les confiant aux conseils régionaux, dans un souci d'efficacité et de proximité. Mais les détracteurs y voyaient un démantèlement déguisé de l'agence, qui emploie 1 000 personnes et gère un budget annuel de 2,5 milliards d'euros. "C'est une victoire pour la défense de l'environnement", a déclaré Marie Toussaint, députée européenne écologiste. "L'Ademe est un outil indispensable pour la transition écologique, et son affaiblissement aurait été une catastrophe."

Une opposition unanime

Les régions, via l'Association des régions de France, avaient également exprimé leur mécontentement, estimant que la réforme imposait des charges sans moyens supplémentaires. Le gouvernement a finalement décidé de mettre le projet en pause, le temps d'organiser une concertation approfondie. Le Premier ministre a précisé que "la transition écologique nécessite une approche collective et apaisée".

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Quel avenir pour l'Ademe ?

La réforme de l'Ademe n'est pas abandonnée, mais simplement reportée. Le ministère a promis de nouvelles propositions à l'automne, après avoir consulté l'ensemble des parties prenantes. En attendant, l'agence continue ses missions : soutien aux énergies renouvelables, aide à la rénovation énergétique des bâtiments, et gestion des déchets. Les associations écologistes restent vigilantes. "Nous serons très attentifs aux futures propositions", a prévenu un porte-parole de Greenpeace France. "L'Ademe doit rester un pilier de la politique environnementale française."

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