Allier Pride et climat : une réponse aux canicules
Allier Pride et climat : une réponse aux canicules

La canicule qui a frappé la France ce samedi 26 juin a eu raison des festivités de la Pride parisienne. Alors que les températures dépassaient les 40°C dans la capitale, les organisateurs ont dû annuler la marche, une décision sans précédent. Mais plutôt que de voir cela comme une défaite, l'autrice de cette tribune, militante écologiste et queer, propose de rebondir en alliant les marches pour les fiertés et les marches pour le climat.

Un constat alarmant

La canicule n'est pas un simple aléa météorologique. Selon Météo-France, les vagues de chaleur sont de plus en plus fréquentes et intenses à cause du changement climatique. En 2023, la France a connu 33 jours de canicule, un record. Cette année, le mois de juin a déjà battu des records de chaleur. Les personnes LGBTQIA+ sont particulièrement vulnérables : elles sont souvent isolées, vivent dans des logements précaires et subissent des discriminations qui les exposent davantage aux risques sanitaires.

Une convergence nécessaire

L'autrice rappelle que les combats pour les droits LGBTQIA+ et pour la justice climatique sont intrinsèquement liés. « Les mêmes systèmes d'oppression – capitalisme, patriarcat, colonialisme – sont à l'origine de la crise climatique et des discriminations envers les personnes queer », écrit-elle. Elle cite l'exemple des communautés transgenres du Sud global, qui sont en première ligne du dérèglement climatique tout en étant marginalisées.

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Elle propose donc de fusionner les deux marches en un seul événement : une « Pride climatique » qui aurait lieu chaque année, à une date plus clémente ou avec des horaires adaptés. Cela permettrait de mutualiser les forces militantes, d'élargir le public et de renforcer la visibilité des deux causes.

Des précédents encourageants

Des expériences similaires ont déjà eu lieu. En 2019, à New York, la Pride a été précédée d'une marche pour le climat. En France, des collectifs comme « Pride for Climate » ou « Extinction Rebellion » ont organisé des actions communes. L'autrice souligne que 78% des personnes LGBTQIA+ se déclarent préoccupées par le changement climatique, selon un sondage IFOP de 2022. Une convergence est donc non seulement possible mais souhaitable.

Un appel à l'action

L'autrice conclut en appelant les organisations de la Pride et les associations écologistes à s'unir. « Ne laissons pas la canicule nous diviser. Transformons cette annulation en opportunité. Construisons ensemble une marche qui célèbre la diversité et protège notre planète. » Elle rappelle que le prochain rendez-vous est la Marche pour le climat du 12 septembre, et invite les participants de la Pride à s'y joindre massivement.

Cette proposition n'est pas sans susciter des débats. Certains craignent que la fusion des causes ne dilue les revendications spécifiques des personnes LGBTQIA+. Mais pour l'autrice, c'est au contraire un moyen de renforcer la lutte : « Le climat est une question de justice sociale. Et la justice sociale inclut les droits des personnes queer. »

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