Une nouvelle usine d'eau potable pour sécuriser l'alimentation des Adrets-de-l'Estérel et ses environs
Nouvelle usine d'eau potable aux Adrets-de-l'Estérel

Une réponse stratégique aux défis hydriques du territoire

Dans un contexte de changements climatiques de plus en plus marqués, le Syndicat de l'eau du Var Est (Seve) a lancé un chantier confidentiel mais crucial aux Adrets-de-l'Estérel. L'objectif est clair : construire une usine de potabilisation d'eau pour sécuriser durablement l'approvisionnement de plusieurs communes particulièrement vulnérables.

Un secteur dépendant d'une ressource fragile

Actuellement, les Adrets-de-l'Estérel ainsi que les quartiers fréjusiens de Saint-Jean-de-Cannes et Saint-Jean-de-l'Estérel dépendent entièrement de la Siagnole. Cette rivière alimente deux stations de pompage qui montrent aujourd'hui leurs limites :

  • En période de fortes pluies, la turbidité de l'eau la rend impropre à la consommation
  • Lors des épisodes de sécheresse, de plus en plus fréquents et intenses, la ressource vient à manquer

Cette double problématique, à la fois quantitative et qualitative, a poussé les autorités à agir rapidement.

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Une solution technique innovante

La nouvelle usine, baptisée "de la Fustière", représente une réponse concrète à ces défis. Le projet comprend plusieurs éléments clés :

  1. L'équipement d'une des deux stations de pompage existantes avec une unité de traitement capable de rendre l'eau de la Siagnole potable même en cas de forte turbidité
  2. L'installation d'une canalisation de 700 mètres permettant de pomper l'eau directement dans le lac de Saint-Cassien en cas de tarissement de la Siagnole
  3. Une capacité de traitement initiale de 23 litres par seconde (1 660 mètres cubes par jour), extensible à 42 litres si nécessaire

Un fonctionnement en relais pour préserver l'environnement

Carine Musiak, chargée de projet au Seve, explique que cette usine n'a pas vocation à fonctionner en continu. "C'est une solution pour deux problèmes", résume-t-elle. L'équipement interviendra uniquement en relais, lorsque la Siagnole ne pourra plus assurer son rôle, que ce soit lors d'une crue ou d'un assèchement.

Cette approche présente un double avantage :

  • Sécuriser l'approvisionnement en eau potable pour les populations
  • Préserver un débit suffisant de la Siagnole pour la biodiversité et le milieu naturel

Un investissement conséquent pour l'autonomie hydrique

Le coût de ce projet stratégique avoisine les 2,6 millions d'euros hors taxes, financé à environ 50% par l'Agence de l'eau. Les travaux, déjà bien avancés avec l'intervention de pelleteuses depuis plusieurs mois, devraient aboutir à une mise en service prévue pour cet automne.

Le chantier, situé à proximité du quartier des Estérets du Lac à la lisière avec Montauroux, représente un investissement essentiel pour l'avenir hydrique de la région. Comme le précise Carine Musiak : "Une seule des deux stations a été équipée, mais tout est prêt pour que la seconde puisse l'être", démontrant ainsi la vision à long terme de ce projet.

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