Un bilan humain dramatique
Le séisme de magnitude 7,8 qui a frappé le Venezuela le 24 juin dernier a causé la mort de 920 personnes, selon un nouveau bilan communiqué ce vendredi par les autorités locales. Plus de 50 000 personnes sont toujours portées disparues, tandis que les opérations de secours se poursuivent dans les décombres. Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a décrété trois jours de deuil national.
Les régions les plus touchées sont les États de Mérida, Táchira et Trujillo, dans l'ouest du pays. La ville de Mérida, située à proximité de l'épicentre, a subi des destructions massives. Selon l'Institut de géophysique du Venezuela, la secousse a été suivie de plus de 200 répliques, dont certaines de magnitude supérieure à 5.
Des secours débordés
Les équipes de secours, renforcées par des contingents internationaux en provenance de Cuba, de Russie et de Chine, travaillent sans relâche pour retrouver des survivants. « Nous faisons face à une catastrophe d'une ampleur sans précédent. Nos moyens sont insuffisants face à l'étendue des dégâts », a déclaré le ministre de l'Intérieur, Remigio Ceballos, lors d'un point presse. Plus de 15 000 personnes ont été blessées, dont 3 000 dans un état grave.
Un hôpital de campagne a été installé dans la ville de San Cristóbal, mais les pénuries de médicaments et de matériel chirurgical compliquent la prise en charge des blessés. Les autorités sanitaires ont lancé un appel urgent à l'aide internationale.
Des dégâts matériels considérables
Le séisme a détruit ou endommagé plus de 40 000 habitations, laissant des centaines de milliers de personnes sans abri. Les infrastructures routières et les ponts ont été gravement touchés, entravant l'accès aux zones sinistrées. Le gouvernement a annoncé le déblocage de 500 millions de dollars pour les premiers secours et la reconstruction.
Les réseaux d'eau potable et d'électricité sont également endommagés, exposant la population à des risques sanitaires. L'UNICEF a signalé que 1,2 million d'enfants sont affectés par la catastrophe, dont beaucoup ont perdu leurs parents.
Une situation politique tendue
Le président Maduro a accusé l'opposition de profiter de la tragédie pour déstabiliser le pays, tandis que les opposants dénoncent la lenteur et l'inefficacité des secours. La communauté internationale, par la voix de l'ONU, a appelé à l'unité et à la solidarité. Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a exprimé ses condoléances et proposé une aide supplémentaire.
Les experts sismologiques préviennent que des répliques pourraient se produire pendant encore plusieurs semaines, augmentant les risques d'effondrement des bâtiments fragilisés.



