Paris n'avait jamais connu un tel phénomène un 26 mai. Ce mardi, le thermomètre devrait grimper jusqu'à 35 °C dans la capitale, soit 14 degrés au-dessus des normales de saison. Il s'agit d'un record absolu pour cette date, effaçant largement l'ancien pic établi en 2005, où le mercure avait atteint 30 °C. Météo France a placé Paris en vigilance jaune canicule, qualifiant l'épisode de « vague de chaleur extrêmement précoce et durable ».
Une chaleur historique dès la veille
La journée d'hier a déjà marqué les esprits. Il n'avait jamais fait aussi chaud un 25 mai à Paris : le thermomètre a atteint 33,2 °C à 16h30. Météo France le confirme à l'échelle nationale : le 25 mai 2026 est « la journée la plus chaude enregistrée pour un mois de mai depuis le début des mesures » en France. La veille au soir, il faisait encore 30 °C à 21 heures dans le sud de Paris.
Une nuit sans répit
La nuit qui a suivi n'a apporté aucun répit, les températures ne descendant pas sous les 20 °C dans la capitale. À la station Montsouris (XIVe), la minimale a frôlé la limite avec 19,9 °C. Le record de précocité d'une nuit tropicale à Paris, jusqu'ici détenu par la nuit du 17 au 18 juin 2002, est tombé. Ce mardi matin, la minimale s'établit à 19 °C, soit 8 degrés au-dessus des normales de saison.
Pollution à l'ozone en Île-de-France
Contrairement à la capitale, les autres départements d'Île-de-France ne sont pas encore placés en vigilance jaune, mais ils ne seront pas épargnés par la chaleur avec des maximales avoisinant 34 °C, voire 35 °C en petite et grande couronne. La chaleur s'accompagne d'un épisode de pollution à l'ozone. La préfecture de police recommande de différer les déplacements en voiture et de privilégier les transports en commun, la marche ou le vélo.
Pour ceux qui n'ont pas le choix, les vitesses doivent être réduites de 20 km/h sur l'ensemble du réseau régional : de 130 à 110 km/h sur autoroute, de 90 ou 80 à 70 km/h. Les poids lourds de plus de 3,5 tonnes sont invités à contourner l'agglomération par la rocade francilienne.



