Depuis mercredi et jusqu'à samedi, le Gard est placé en alerte rouge incendie. Vingt-six patrouilles de surveillance et d'intervention (PSI) sillonnent les massifs forestiers du département pour traquer le moindre départ de feu. Ces équipes, composées d'un agent de l'Office national des forêts (ONF) et d'un sapeur-pompier, sont en première ligne face aux flammes.
Une complémentarité terrain essentielle
La spécificité du Gard réside dans la composition mixte de ces patrouilles. « Cette complémentarité nous tient à cœur, car le pompier amène toute son expérience d'intervention et de lutte contre le feu, tandis que l'agent de l'ONF apporte sa connaissance du milieu, de l'hydrométrie et des différentes essences qui composent la forêt », explique le commandant Ludovic Billa lors d'une rencontre avec la presse au cœur du massif des garrigues de Nîmes.
Chaque pick-up est équipé de 600 litres d'eau, permettant aux équipes de tenter d'éteindre les petits feux naissants. Cependant, toute intervention est systématiquement coordonnée avec le Centre opérationnel départemental d'incendie et de secours (Codis). « Ce sont eux qui déterminent si les PSI sont les plus à même d'intervenir, ajoute Ludovic Billa. Parfois, leur rôle se limitera à faire remonter l'information, sécuriser les lieux et guider les colonnes de sapeurs-pompiers qui seront déployées. »
Un rôle méconnu mais crucial
Équipées de GPS, les PSI permettent également de bien identifier la zone qui brûle pour une intervention plus efficace et mieux dimensionnée. « Elles sont aussi parfois directement missionnées par le Codis pour faire une levée de doute suite à un signalement », précise le commandant. En résumé, ces patrouilles jouent un rôle souvent méconnu mais essentiel dans la lutte contre les feux de forêt, en étant les antennes des soldats du feu sur le terrain.



