Perte de mémoire des catastrophes : fin du financement EM-DAT
Fin du financement EM-DAT : perte de mémoire des catastrophes

Une base de données essentielle menacée

La base de données EM-DAT, gérée par le Centre de recherche sur l'épidémiologie des désastres (CRED) à Louvain, en Belgique, est une référence incontournable pour les scientifiques, les gouvernements et les organisations humanitaires. Depuis plus de 30 ans, elle recense et analyse les catastrophes naturelles et technologiques à travers le monde. Pourtant, son financement, assuré jusqu'à présent par des fonds publics et privés, arrive à échéance. Sans nouveau soutien financier, EM-DAT pourrait cesser ses activités, privant ainsi la communauté internationale d'un outil précieux pour comprendre et prévenir les désastres.

Un outil indispensable pour la prévention

EM-DAT permet de suivre l'évolution des catastrophes, d'identifier les zones les plus vulnérables et d'évaluer l'efficacité des politiques de réduction des risques. Les données collectées sont utilisées par des institutions comme l'ONU, la Banque mondiale ou la Croix-Rouge pour planifier des interventions et allouer des ressources. La perte de cette base de données compromettrait la capacité à anticiper les crises et à protéger les populations.

Les conséquences d'une fermeture

Si EM-DAT venait à disparaître, ce serait un recul majeur pour la recherche sur les catastrophes. Les historiens, les climatologues et les urbanistes perdraient un outil essentiel pour comprendre les tendances à long terme. De plus, sans données fiables, les décideurs politiques risquent de prendre des décisions moins éclairées, augmentant ainsi la vulnérabilité des sociétés face aux aléas naturels.

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Un appel à la mobilisation

Face à cette menace, des scientifiques et des organisations appellent à un renouvellement urgent du financement. Ils soulignent que le coût de la prévention est bien moindre que celui des réparations après une catastrophe. Investir dans EM-DAT, c'est investir dans la résilience des communautés. Il est temps que les gouvernements et les institutions internationales prennent conscience de l'importance de cette mémoire collective des catastrophes.

La fin du financement d'EM-DAT serait une perte irréparable pour la connaissance et la prévention des risques. Alors que les catastrophes naturelles se multiplient avec le changement climatique, il est plus crucial que jamais de préserver cet outil unique. La communauté internationale doit agir rapidement pour éviter que la mémoire des catastrophes ne s'efface.

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