Où vont les Verts ? Accrochés à l'idée d'une primaire de la gauche hors La France insoumise (LFI) mal emmanchée, les écologistes peinent à définir leur propre chemin présidentiel. Leur patronne, Marine Tondelier, qui réunit ce week-end le conseil fédéral du mouvement, voit sa stratégie remise en cause de toutes parts.
Une stratégie contestée
Que se passera-t-il si la primaire échoue ? L'élue des Hauts-de-France n'a toujours rien décidé. Elle semble vouloir imposer sa candidature pour 2027, quel que soit le scénario. Mais ses opposants internes sont de plus en plus tentés d'aller voir si l'herbe est plus verte chez d'autres candidats. Au risque, à terme, d'une scission.
« Il faut maintenir les rangs serrés jusqu'à la primaire », appelle de ses vœux la sénatrice Antoinette Guhl. « Ce qui nous rassemble, c'est la volonté d'une union autant que possible. »
Une motion déposée par les opposants
Dimanche matin, au conseil fédéral, sera discutée une motion déposée par les opposants à l'actuelle direction. L'objectif : exiger un débat et un vote pour décider si, faute de primaire d'ici le 30 octobre, le parti doit présenter un candidat à la présidentielle. Le vote promet d'être serré.
Marine Tondelier, secrétaire nationale des Ecologistes, fait face à une remise en cause de sa stratégie présidentielle. Faute de primaire et face au risque de scission interne, elle veut imposer sa candidature. La réunion du conseil fédéral ce week-end sera cruciale pour l'avenir du mouvement.



