Un rapport de l'Union astronomique internationale (UAI) publié le 3 juillet 2026 recommande de limiter à 100 000 le nombre de satellites en orbite terrestre basse pour préserver l'astronomie. Actuellement, plus de 10 000 satellites sont en orbite, et les projets de mégaconstellations pourraient porter ce chiffre à 500 000 d'ici 2030.
Un seuil critique pour l'observation du ciel
Selon le rapport, au-delà de 100 000 satellites, les interférences lumineuses et radio rendraient impossible l'observation astronomique depuis la Terre. Les traînées lumineuses des satellites perturberaient les images des télescopes, tandis que les émissions radio des constellations brouilleraient les signaux cosmiques.
Des conséquences sur la recherche scientifique
L'UAI estime que les observations astronomiques pourraient être réduites de 30 % à 50 % si le nombre de satellites dépasse 200 000. Les programmes de recherche sur les exoplanètes, les trous noirs et l'origine de l'Univers seraient particulièrement touchés.
Des recommandations pour l'industrie spatiale
Le rapport préconise une régulation internationale contraignante, avec un plafond de 100 000 satellites en orbite basse. Il encourage également les opérateurs à réduire la réflectivité de leurs satellites et à limiter les émissions radio. Selon Piero Benvenuti, secrétaire général de l'UAI, « il est urgent d'agir pour que l'astronomie continue d'exister ».
Un enjeu environnemental et économique
Au-delà de l'astronomie, la prolifération des satellites pose des risques de collisions et de pollution spatiale. Les débris spatiaux pourraient menacer les satellites essentiels aux communications et à la navigation. Le rapport appelle à une coopération internationale pour définir des normes durables.



