Nouveau recours gracieux contre les forages exploratoires TGV à Issanka
Recours gracieux contre forages TGV à Issanka

Les élus de l'opposition municipale de Poussan lancent un recours gracieux contre les forages exploratoires prévus jusqu'à 80 mètres sur le périmètre de protection de la source d'Issanka, située entre Sète et Poussan. Le chef de file Bruno Vandermeersch explique leur démarche.

Un recours après une motion jugée insuffisante

Après le recours gracieux contre les forages expérimentaux autorisés par la préfecture de l'Hérault (arrêté du 8 avril dernier) introduit par l'opposition municipale sétoise Nouvelles Pages, c'est au tour de l'opposition municipale de Poussan d'annoncer une démarche similaire. Bruno Vandermeersch, chef de file du groupe d'opposition, a fait parvenir son recours par courrier recommandé ce 8 juin en préfecture. Cet acte fait suite au vote unanime d'une motion rédigée par la majorité municipale "Poussan un art de Vivre" de la maire Florence Sanchez, opposée au projet de nouvelle ligne TGV en l'état actuel, lors du conseil municipal du 19 mai dernier.

Une motion jugée trop symbolique

Cette motion demandait notamment à l'État le "strict respect" du périmètre de protection du champ captant (DUP 1988), le retrait de l'arrêté du 8 avril autorisant des forages avant travaux jusqu'à 80 mètres sur le périmètre de protection, ainsi que le maintien du refus de l'Agglo de financer les études pour le tracé actuel. Bien que votée à l'unanimité, l'opposition "Unis pour Poussan" estime qu'il faut aller plus loin qu'un texte à la portée "symbolique".

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"Nous espérions alors que la commune irait plus loin. Que l'ensemble du conseil municipal se retrouverait autour d'une démarche commune. Nous étions prêts à y contribuer. Ce choix n'a pas été fait", écrit Bruno Vandermeersch sur sa page Facebook. Selon lui, la réunion au sein de l'Agglo en présence des acteurs du projet le 26 mai dernier n'a pas permis "de lever les doutes".

Des craintes persistantes pour la ressource en eau

Bruno Vandermeersch exprime ses inquiétudes : "En cas de catastrophe par exemple, de pollution de la source, on nous explique qu'une convention d'indemnisation est prévue pour permettre aux communes d'acheter de l'eau potable ailleurs. Mais cela ne résoudra en aucun cas le problème des habitants de notre commune qui vivent dans le secteur d'Issanka et dont certains s'approvisionnent en eau à la source."

Par ailleurs, un recours contentieux a été introduit auprès du tribunal administratif contre l'arrêté préfectoral du 8 avril dernier par l'association ALT, ce vendredi 5 juin.

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