Le square Queirolo, situé à deux pas de l’église Saint-Paul au cœur de la vieille ville de Hyères, était en effervescence vendredi matin. Écoliers des Îles d’Or, collégiens de la classe ULIS de Gustave-Roux, lycéens d’Agricampus et du Golf Hôtel, élus, responsables du Parc national de Port-Cros… Il ne restait plus beaucoup de place entre les jardinières installées à l’ombre des platanes dans le cadre de la création d’une aire terrestre éducative (ATE), petit territoire naturel géré de manière participative par les élèves.
Un projet lancé il y a trois ans
Ce projet, porté par les classes de CE1 et CE2 des Îles d’Or, la classe Ulis du collège Gustave-Roux, en partenariat avec l’association des Amis de la presqu’île de Giens et la maison de l’environnement hyéroise, le Parc national de Port-Cros et les services de la Ville, avait pour objectif la création d’un jardin médiéval sur cette placette longtemps laissée à l’abandon. Choix du lieu, des plantations, de l’organisation, prise de contact avec la mairie, visite de l’écolieu du Plan du Pont, du lycée agricole, puis plantation et récolte ont été au cœur de ce projet sur lequel les écoliers et lycéens se sont succédé depuis trois ans.
Labélisation officielle par l’Office français de la biodiversité
Ce vendredi marquait la labélisation officielle de cette ATE par l’Office français de la biodiversité (OFB). Émilie Papaléo, des Amis de la Presqu’île de Giens qui porte ce projet, a déclaré : « Cette labélisation clôture ce cycle, mais on va continuer avec les mêmes classes l’an prochain. L’objectif est que tout le monde vienne, participe, s'en occupe. Les petits sont à fond, ils viennent arroser avec leurs parents, nettoyer, se servir. Le but est de montrer les différentes utilisations du jardin médiéval qui n’est pas un potager traditionnel. »
Des plantes variées pour un jardin pédagogique
Dans les jardinières, on trouve des plantes médicinales, des légumes anciens, des plantes aromatiques : sauge, romarin, cardon, blettes, concombre, carotte, chou-rave, lin bleu, cameline, mélisse, hysope… Autant de noms que petits et grands ont appris à connaître et à faire pousser. À quelques mètres, des nichoirs confectionnés par les écoliers favorisent la biodiversité.
Valorisation du patrimoine culturel et historique
Le premier adjoint Gregory Audibert a salué ce projet : « Ce projet qui mêle création, culture, histoire et environnement valorise le patrimoine culturel de notre ville et contribue à faire rayonner ce lieu chargé d'histoire. » Pour clôturer la matinée, petits et grands ont dégusté un apéritif préparé par les élèves du pôle restauration du Golf Hôtel, à base de légumes et plantes du jardin médiéval, complétés par la production du lycée agricole. Tous se sont régalés, parole d’enfants !



