Le père Gil Florini, curé emblématique de Nice, et Aurélia Munier, factrice des Alpes-de-Haute-Provence, ont présenté leurs liqueurs artisanales au forum Jorge François, rue Cronstadt. Sous la marque Charita, ils proposent des breuvages à base de plantes cueillies localement : lavande, thym et mélèze.
Une méthode inspirée des moines
« C’est complètement naturel et fait selon la méthode des moines qui fabriquaient des liqueurs afin de guérir en gardant la matière des plantes », explique le père Florini. Ces liqueurs sont élaborées uniquement avec de la plante, de l’alcool et du sucre. La lavande vise à apaiser, le thym à soigner les infections, et le mélèze à calmer les bronches.
Un nom chargé d’histoire
La marque Charita tire son nom de la charité et d’un secteur d’Ubraye, où un monastère médiéval accueillait les personnes précaires. « C’était l’épicerie sociale de l’époque », souligne Aurélia Munier, adjointe au maire d’Ubraye et factrice de métier.
Une production locale et artisanale
Les plantes sont récoltées à la main, en saison : bourgeons de mélèze au printemps, lavande fine en juillet. Elles macèrent ensuite dans l’alcool pur pendant un à deux mois dans la cave d’Aurélia et de son mari. Le sucre est dosé avec précision pour éviter les lourdeurs. « Nous gérons toute la chaîne, de la cire des bouchons aux étiquettes », précise le père Florini, qui compare ce travail à une alchimie inspirée de sainte Hildegarde.
Disponibilité et projets
Les liqueurs, titrant 26 degrés, sont vendues en bouteilles de 20 cl (13 euros) et 50 cl (24 euros) chez des producteurs locaux et au forum Jorge François. Les prochaines créations incluent une liqueur de noix aux épices et une version à la châtaigne.



