Dans le cadre du "Défi 10 jours sans écran", la médiathèque de Montaren-et-Saint-Médiers a installé un kamishibaï dans ses locaux le vendredi 22 mai en fin d'après-midi. Le kamishibaï est un cadre en bois dans lequel on fait glisser des planches illustrées qui racontent une histoire. Les conteurs, placés derrière, narrent le récit.
Un moment de partage en famille
Enfants, parents et grands-parents se sont installés pour écouter des histoires de loup, d'ours, de pluies et de cache-cache. Chaque histoire durait de 10 à 15 minutes, permettant au public de se relayer et d'apprécier cette parenthèse contée.
Origines du kamishibaï
Le kamishibaï aurait été inventé dans les années 1920, mais il est l'héritier d'une longue tradition de contes illustrés au Japon. Considéré comme un théâtre de pauvres, il a prospéré à une époque où le Japon traversait de grandes difficultés économiques dans les années 1930. Pendant la dépression économique, de nombreuses personnes cherchaient un emploi au jour le jour dans les rues, et le kamishibaï représentait pour les artistes et les conteurs un maigre moyen de subsistance.
Durant la Seconde Guerre mondiale et les années qui suivirent, le kamishibaï devint une partie intégrante de la société, servant de distraction de masse. On pouvait l'apporter dans les abris antiaériens et dans les quartiers dévastés par les bombardements. À cette époque, il s'adressait autant aux adultes qu'aux enfants.
Dans les années 1950, avec l'arrivée de la télévision, le kamishibaï était si populaire que le poste de télévision était appelé "Denkishibaï", c'est-à-dire petit théâtre électrique.



