Chaque 20 mai, la Journée mondiale des abeilles sonne l'alarme sur la disparition de cet insecte pollinisateur, essentiel à la vie sur Terre. Instituée par l'ONU en 2018, cette journée vise à sensibiliser le public aux menaces qui pèsent sur les abeilles et à encourager des actions pour les protéger. Voici six informations clés à connaître.
Une journée décrétée par l'ONU
Ce mercredi 20 mai 2026 marque la huitième édition de la Journée mondiale des abeilles, également appelée "Beeday". Créée en 2018 par les Nations Unies et la FAO (Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture), elle doit son existence aux efforts du gouvernement slovène, soutenu par Apimondia. Loin d'être une simple célébration, cette journée a pour but de nous faire réfléchir aux enjeux de survie de ces insectes.
Pourquoi a-t-elle été instituée ?
L'ONU n'a pas cherché à honorer les abeilles, mais plutôt à attirer l'attention sur les dangers qu'elles affrontent. Leur disparition menacerait la biodiversité et l'équilibre écologique de notre planète. En effet, plus de 75 % des cultures destinées à l'alimentation humaine dépendent de la pollinisation. L'objectif est d'inciter chacun à modifier ses comportements pour préserver ces insectes d'une extinction catastrophique.
Depuis quand les abeilles existent-elles ?
La plus ancienne abeille connue a été découverte en 2020 en Birmanie, fossilisée dans de l'ambre. Elle serait âgée de 100 millions d'années. Il est probable que l'abeille soit originaire d'Extrême-Orient. À l'origine, elle ressemblait à une guêpe et se nourrissait d'autres insectes. Aujourd'hui, on compte environ 20 000 espèces d'abeilles dans le monde, de la mégachile géante à l'abeille naine de 2 mm. Les scientifiques estiment qu'elles sont à l'origine de la diversité des fleurs actuelles.
Quelles sont les causes de la mortalité des abeilles ?
Depuis quelques années, les abeilles sont victimes du syndrome d'effondrement des colonies. En Europe, la mortalité hivernale des colonies domestiques atteint environ 20 %. Ce déclin résulte de multiples facteurs : réchauffement climatique, virus, acariens (varroa destructor), parasites (nosema ceranae), disparition des habitats naturels due à l'agriculture intensive et aux monocultures, ainsi que l'abus de pesticides. Un rapport de Greenpeace (2019) recommande des mesures pour inverser cette tendance.
Pourquoi le 20 mai ?
Cette date coïncide avec l'anniversaire d'Anton Janša (1734-1773), précurseur de l'apiculture moderne. Ce Slovène a innové dans les techniques apicoles et a vanté les mérites de l'abeille, capable de travailler dur avec peu d'attention. Aujourd'hui, les abeilles connaissent des jours difficiles, avec une mortalité en hausse chaque année.
Y aura-t-il encore du miel demain ?
La relation entre l'homme et l'abeille remonte à 9 000 ans. La découverte du miel a été aussi révolutionnaire que celle du feu. Mais en 20 ans, la production de miel a chuté de 50 % à cause du déclin des pollinisateurs. Heureusement, des actions individuelles peuvent aider, comme planter des espèces mellifères dans les jardins pour enrichir l'alimentation des abeilles. C'est un moyen efficace de préserver ces insectes et d'assurer nos stocks de miel futurs.



