Face à la hausse des carburants, une fonctionnaire opte pour le vélo
Hausse des carburants : elle choisit le vélo pour ses trajets

Face à la hausse du prix des carburants, Isaüra Baillarguet a choisi de parcourir quotidiennement 16 kilomètres à vélo pour rejoindre son lieu de travail. Âgée de 39 ans, cette fonctionnaire de Vals de Saintonge communauté a décidé de prendre son destin financier en main. « Quand j’ai vu la hausse du prix des carburants, je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose », explique-t-elle.

Un premier pas vers la mobilité douce

Elle s’est d’abord rendue à Vals de Saintonge mobilité, une association qui œuvre pour le développement des mobilités douces dans l’arrondissement de Saint-Jean-d’Angély. « Là-bas, j’ai été très bien conseillée et j’ai loué un vélo à assistance électrique », raconte la jeune femme. Malgré un époux dubitatif et des enfants inquiets pour leur maman, elle a décidé de rejoindre son lieu de travail, l’école Gambetta à Saint-Jean-d’Angély, à vélo. Elle habite Fontenet, soit 16 kilomètres aller-retour.

Un trajet matinal dans l’obscurité

Encouragée par une collègue qui effectue le trajet Paillé – Saint-Jean-d’Angély quotidiennement, Isaüra a enfourché son vélo. Problème : elle prend son service à 6 heures du matin. « Je mets 25 minutes pour rejoindre mon lieu de travail. Il fait nuit quand je quitte mon domicile. La première partie du trajet, en pleine campagne, n’est pas évidente car je roule dans la nuit noire. Dès que j’atteins Saint-Jean-d’Angély, l’éclairage public est allumé, c’est plus confortable », confie cette nouvelle cycliste, qui s’est parfaitement équipée avec un casque, des lumières, un gilet fluo et son téléphone sur elle.

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Les avantages du vélo au quotidien

Après avoir loué le vélo, Isaüra Baillarguet a été convaincue et a acheté un vélo à assistance électrique (VAE). Elle l’utilise désormais tous les jours pour se rendre au travail. « Je ne vois que des avantages à se déplacer à vélo. Je n’ai jamais de difficultés pour me garer, c’est bon pour ma santé, la planète et mon portefeuille », poursuit l’agent des écoles, qui n’a pas calculé les économies réalisées avec ce nouveau moyen de locomotion.

Un SMS pour rassurer la famille

« Au début, mes enfants disaient que j’étais folle de vouloir prendre le vélo pour aller travailler, mais maintenant, ils ne le disent plus », ajoute Isaüra, qui a dû faire une concession à son mari : « Je dois lui envoyer un SMS pour bien lui confirmer que je suis arrivée à l’école. Ce que je ne faisais pas quand je prenais la voiture. »

Un mois de vélo sans frayeur

Cela fait maintenant plus d’un mois que la trentenaire a changé de mode de locomotion. Durant cette période, elle n’a pas connu de frayeurs particulières de la part d’automobilistes. « Mais j’ai croisé un blaireau un matin du côté de Saint-Julien-de-l’Escap », dévoile Isaüra, qui incite son entourage à opter pour le vélo. « À Vals de Saintonge communauté, il existe une communauté qui rassemble les collègues à deux-roues. Sur l’appli Géovélo, nous sommes 24 cyclistes enregistrés. »

L’hiver, un défi à relever

Bien sûr, pour l’automne et surtout l’hiver, Isaüra Baillarguet ne sait pas si elle sera toujours aussi assidue. Dans les pays scandinaves, où le vélo est roi, on affirme qu’« il n’y a pas de mauvais temps, il n’y a que de mauvais équipements ». Peut-être un mantra à adopter pour les cyclistes français.

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