Fanny, 31 ans, est une inconditionnelle de la feria de Nîmes. Revenue vivre dans la cité gardoise après plusieurs années à La Réunion, elle retrouve avec bonheur cette ambiance populaire qu'elle affectionne depuis l'adolescence. Née à La Réunion mais ayant grandi à Nîmes, elle a commencé à sortir à la feria à 16 ans, entourée de ses deux grands frères. Si la joie de la fête et de la danse a toujours été au cœur de ses attentes, l'alcool n'a jamais trouvé de place prépondérante dans cette liesse à ciel ouvert. « Mes frères ne buvaient pas. Leurs copains non plus. Alors vraiment un verre d'alcool pour booster l'ambiance n'a jamais été le sujet », confie-t-elle.
Nîmes, discothèques à ciel ouvert
Au fil des années, Fanny a fidèlement participé à chaque édition de ce grand rassemblement populaire nîmois. « C'est vraiment une très grande joie pour moi de voir Nîmes se transformer en une immense discothèque à ciel ouvert à chaque fois. J'aime toute cette musique qui anime les rues, les gens qui enchaînent les pas de danse dans tous les recoins. C'est magique », s'enthousiasme-t-elle. Interrogée sur un éventuel décalage entre elle, sobre, et les autres fêtards, elle rit. « Non. Les gens avec qui j'ai toujours fait la feria buvaient avec modération. De ce fait, je ne crois pas avoir vraiment été impactée par des gens ivres avec lesquels je me sentais en total décalage. Néanmoins, j'ai quand même une devise : quand je sens que ça craint ou que la situation devient douteuse, je change d'endroit. » Son truc à elle, c'est la feria sur le bitume, loin des bodegas trop serrées.
Des retrouvailles très attendues
Après avoir réalisé son rêve d'enfant en retournant vivre et travailler à La Réunion, Fanny s'est aperçue que sa famille lui manquait trop. De retour à Nîmes, elle est ravie de retrouver la feria. Et si avec le temps, elle s'est découvert quelques affinités avec les boissons alcoolisées, hors de question de s'enivrer. « Je trouve ça stupide d'être ivre. Moi, je veux en profiter, je veux danser et rire, et je ne suis pas certaine que saoule j'en profiterais autant », conclut-elle.



