Paul Watson de retour à Draguignan après un acte offensif en Antarctique
Le célèbre militant écologiste et capitaine Paul Watson effectue un retour remarqué dans la cité du Dragon, à l'occasion du Festival de la Terre où il avait déjà participé en 2016. Sa venue intervient dans un contexte particulièrement tendu, suite à la collision survenue le 31 mars dernier entre le Bandero, navire de Sea Shepherd France, et le chalutier Antarctic Sea en train de pêcher du krill dans une zone d'alimentation des baleines en Antarctique.
Une première conférence chargée d'émotion
Les Dracénois auront la primeur du récit détaillé de cet événement, puisque la conférence prévue ce mardi 7 avril à 19 heures au théâtre de l'Esplanade de Draguignan constituera la première intervention publique de Paul Watson depuis cet incident. Initialement coanimée avec Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France, celle-ci ne pourra finalement pas être présente, étant toujours embarquée sur le Bandero dans sa lutte contre la pêche destructrice du krill.
Michel Berthelot, président de Colibris83, l'association organisatrice du Festival de la Terre, souligne l'importance de cet événement : "Donner la parole à des militants écologistes intransigeants est vital face au déni suicidaire de la société. La survie des océans conditionne notre existence."
Un programme chargé de sensibilisation
Avant cette conférence publique, Paul Watson rencontrera exceptionnellement 650 lycéens de la Dracénie ainsi que des étudiants de l'IUT et de la faculté de droit, dès 14 heures ce mardi. Le lendemain, mercredi 8 avril, il donnera une seconde conférence à 19 heures au cinéma Le Lido à Saint-Raphaël.
Dans une interview exclusive, le fondateur de Sea Shepherd a dévoilé les thèmes qu'il abordera lors de ces rencontres :
- L'état critique de nos océans
- La philosophie du biocentrisme
- Le pouvoir de l'activisme
- Les réalités du changement climatique
- Le besoin crucial de préserver les écosystèmes marins
Un message fort pour les jeunes générations
Interrogé sur le rôle des jeunes dans ce combat, Paul Watson affirme : "Ils comprennent intuitivement le monde naturel : ils n'ont pas encore été endoctrinés par un système qui privilégie le profit au détriment de la vie. Leur soutien est un pont entre le présent et l'avenir."
Son message à la jeunesse est sans équivoque : "Ne désespérez pas de l'avenir, vous n'avez aucun contrôle sur lui, mais vous avez un contrôle absolu sur le présent. Ce que vous faites aujourd'hui façonnera demain. Le destin de l'océan est entre vos mains."
La légitimité de l'action directe
Le militant justifie également les actions parfois controversées de son organisation : "Les systèmes politiques et économiques n'ont pas su agir. Malgré 30 conférences sur le changement climatique, nous n'avons vu que des promesses vaines. Le véritable changement vient du courage, de la passion et de l'imagination de chacun."
Il poursuit : "L'action directe est le seul moyen d'attirer l'attention, de briser la complaisance et de sensibiliser le public. L'océan ne peut pas attendre que la bureaucratie rattrape son retard."
Un combat qui s'intensifie
Toujours en première ligne, Paul Watson poursuit son combat sur plusieurs fronts :
- La lutte contre la pêche illégale et la surpêche, du krill en Antarctique au golfe de Gascogne
- La défense des cétacés en captivité, comme ceux de Marineland
- La promotion de la création de sanctuaires marins
- La mobilisation des nouvelles générations face à l'urgence climatique
Il conclut avec un message percutant : "La Terre est la planète Océan. L'eau circule sans fin, de la mer au ciel, de la glace à la pluie, à travers chaque cellule vivante. Protéger l'océan, c'est tout protéger. Le choix est simple : serons-nous la génération qui a sauvé l'océan, ou celle qui l'a détruit ?"



