Pascale Eugène à l'Élysée : une revanche pour la Grand-Combe, ville la plus pauvre de France
Pascale Eugène à l'Élysée : revanche pour la Grand-Combe

Pascale Eugène à l'Élysée : une ironie de l'histoire pour la Grand-Combe

Pascale Eugène, élue maire de La Grand-Combe en mars 2026, a été invitée à l'Élysée le 16 avril 2026 par le président de la République. Cet événement rare intervient quelques semaines seulement après son élection et souligne son engagement à défendre les intérêts de sa commune, classée comme la ville la plus pauvre de France par des statisticiens.

Une revanche symbolique et un sentiment d'improbabilité

Lors de sa visite, Pascale Eugène a exprimé un sentiment d'ironie historique. « Alors oui, c'est une ironie de l'histoire, à moins que je n'aie été choisie pour cela », a-t-elle déclaré, ajoutant que c'était une sacrée revanche. Traverser la grande cour de l'Élysée et saluer le président Emmanuel Macron lui a semblé improbable, mais elle a saisi cette occasion pour porter la voix de La Grand-Combe.

Un échange bref mais stratégique sur une fermeture de classe

L'échange avec le président a porté sur un sujet urgent : la fermeture d'une classe dans le quartier défavorisé de Trescol. « Je me suis dit que c'était l'opportunité de pouvoir faire entendre la voix de la Grand-Combe à ce moment-là », a expliqué la maire. Bien que la fermeture ait été maintenue, le président a promis de l'aider, lui tenant la main et déclarant : « Je ne vous lâcherai pas tant que je n'aurai pas vu le ministre de l'Éducation nationale ». Malheureusement, le ministre avait déjà quitté la réception, mais Pascale Eugène a obtenu les coordonnées du directeur de cabinet et a envoyé un mail, recevant un accusé de réception peu après.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Une vision renforcée de la fonction de maire

Cette visite a permis à Pascale Eugène de rencontrer des personnes de sa sensibilité en région parisienne, mais elle a aussi renforcé sa conscience des écarts entre Paris et les réalités locales. « On est à des milliers de kilomètres de la vie parisienne et les préoccupations de ces personnes ne sont pas du tout les mêmes que les nôtres sur le terrain », a-t-elle souligné, rappelant les défis quotidiens auxquels sa commune est confrontée.

Les projets économiques et un moment d'émotion à venir

Sur le plan économique, l'avenir de la zone Davy est crucial. Toutes les parcelles ont été attribuées, et la commune espère attirer des entreprises pour stimuler l'activité. Parallèlement, des travaux de voirie sont prévus sur l'avenue Nelson-Mandela. « On va se battre sur cette question, on est une équipe dynamique », a affirmé la maire.

Le 3 mai à 11 heures, La Grand-Combe vivra un moment fort avec l'inauguration du square au nom d'Aboubakar Cissé, assassiné en avril 2025. Pascale Eugène a décrit cet événement comme dramatique et atroce, ayant pris contact avec la famille via le maire de Grigny. « Ça va être un moment d'intenses émotions », a-t-elle conclu, soulignant l'importance de cette commémoration pour la communauté.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale