Une ingénieure de Formule 1 rêve de piloter à Monaco
Isla Mackenzie, 32 ans, ingénieure dans une écurie majeure de Formule 1, prépare en coulisses son entrée sur la grille de départ du Grand Prix de Monaco Historique. Spectatrice avertie cette année, elle vise la prochaine édition pour s'élancer parmi les pilotes.
Un parcours hors du commun
Originaire de l'île de Lewis dans les Hébrides extérieures, Isla a grandi dans une ferme laitière. Elle conduit dès l'âge de douze ans. Faute de pouvoir piloter immédiatement, elle se tourne vers l'ingénierie. Après des études spécialisées en motorsport, elle crée sa propre entreprise de préparation moteur et travaille pour des équipes de rallye en Allemagne. En 2017, elle rejoint Williams en Recherche & Développement, puis intègre une écurie prestigieuse comme ingénieure sur les unités de puissance.
Une double carrière unique
Parallèlement, Isla n'a jamais abandonné le pilotage. Il y a quatre ans, elle reprend le karting en KZ2, puis les monoplaces. En 2023, elle participe à la Formule Monoposto en Angleterre avec IMC Motorsport. Aujourd'hui sous la bannière MFT Racing, elle bénéficie des conseils de l'ancien pilote Rob Wilson. Son expérience d'ingénieure enrichit son pilotage : elle comprend les données, connaît le travail derrière chaque voiture et adapte sa prudence en fonction des marges.
Monaco comme objectif
Isla vise la prochaine édition du Grand Prix de Monaco Historique. Elle apprécie l'atmosphère accessible et conviviale de l'événement. Les voitures historiques, sans assistance électronique, demandent de la force, mais elle estime qu'il n'y a aucune raison pour qu'une femme ne les pilote pas. Consciente des défis – seulement cinq femmes au départ d'un Grand Prix en 70 ans – elle reste déterminée : « Quelqu'un doit être la première. »
Son plan est clair : piloter en priorité tout en poursuivant son métier d'ingénieure. Depuis plusieurs semaines, elle reçoit des sollicitations d'écuries. Monaco n'est plus une hypothèse, c'est une étape à venir.



