Grève des brancardiers à l'hôpital de Langon pour une prime de 100 euros
Grève des brancardiers à Langon pour une prime

Mobilisation des brancardiers et ambulanciers à Langon

En grève illimitée depuis le 19 mars, les brancardiers et ambulanciers de l'hôpital de Langon ont une nouvelle fois occupé le parvis de l'établissement, jeudi 23 avril. Ils réclament notamment l'octroi d'une prime Urgences de 100 euros nets, ainsi que davantage de reconnaissance de la part de la direction.

Une vingtaine de personnes en soutien

Jeudi 23 avril en fin de matinée, une vingtaine de personnes étaient présentes devant le centre hospitalier de Langon pour soutenir la grève intersyndicale illimitée, lancée le 19 mars par les brancardiers et les ambulanciers. Ce mouvement fait suite à l'échec des négociations avec la direction. Les discussions portaient initialement sur le recrutement d'un brancardier supplémentaire pour assurer une couverture continue du service des urgences, les brancardiers étant actuellement présents de 7 heures à minuit, le travail étant reporté sur les ambulanciers en leur absence. Cette réorganisation du temps de travail des huit brancardiers déjà en poste a ensuite dérivé sur la question de la prime Urgences.

La prime Urgences, un point de discorde

Mise en place en 2019 par Agnès Buzyn, alors ministre de la Santé, cette prime de 100 euros nets concerne "tous les personnels non médicaux exerçant majoritairement aux urgences". Les grévistes estiment que cela justifie son versement aux brancardiers, tandis que la direction a une interprétation différente de la réglementation.

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Des revendications jugées légitimes

Pour Elvis Morin, l'un des brancardiers, cette prime est "le minimum acceptable". "Ils nous demandent de travailler plus sans contrepartie", déplore-t-il. Son collègue Frédéric Belloc ajoute : "C'est pour le bien du service, ce n'est pas du luxe." Sophie Guéry, déléguée Force ouvrière, renchérit : "Ce serait une reconnaissance de ces agents sans qui les urgences ne fonctionnent plus." Elle souligne que "sans brancardiers, personne ne passe les imageries, personne ne va dans les services", dénonçant "des comptes d'apothicaires" éloignés de "la sécurité des patients".

La direction reste ouverte au dialogue

De son côté, Christophe Mazin, le directeur de l'hôpital, rappelle qu'une nouvelle rencontre avec les équipes est prévue lundi 27 avril "pour essayer de trouver des solutions". Il préfère concentrer les discussions sur la réorganisation du travail plutôt que sur la question de la prime, tout en espérant que "le dialogue n'est pas coupé".

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