Avec 80 % de leurs ventes en électrique, les microvoitures ont quasiment effectué leur transition énergétique. Les modèles à succès sont donc bien loin des pots de yaourt basiques vibrant avec leur moteur diesel, et offrent désormais silence et douceur de conduite. Mais alors que leurs prix souvent élevés ne sont plus adoucis par un bonus dédié, elles ont connu un fléchissement de 21 % en 2025, avec près de 25 000 unités écoulées.
Les stars du marché
Parmi elles, presque un tiers des ventes revient à celle qui a révolutionné ce petit segment avec son tarif canon et son logo rassurant : la Citroën Ami, tout récemment restylée (8 190 €). Très prisée des ados et rassurante pour les parents, on la retrouve souvent sur les parkings des lycées car, avec sa limitation à 45 km/h, elle appartient à la catégorie L6e, accessible dès 14 ans avec le permis AM.
La deuxième star du genre est sa jolie cousine siglée Fiat, la Topolino, affichant la même autonomie, (très) limitée, de 75 km. Nissan commercialise sous sa marque la Silence S04, de production espagnole, à moins de 10 000 € en L6e sans permis, qui bénéficie de batteries amovibles. Toujours chez les constructeurs automobiles, Renault a jeté l'éponge devant le manque de succès de sa Mobilize Duo, héritière du Twizy.
Les marques spécialisées françaises
Restent alors les marques spécialisées, à commencer par les françaises. La Ligier Myli Max (14 999 €), récemment retouchée, adopte une batterie de 11 kWh permettant une autonomie de 159 km, tandis que la Myli Lab à petite batterie vise les plus jeunes (10 999 €), tout comme la nouvelle Easy d'Aixam (9 999 €). Celle-ci propose 75 km ou 113 km d'autonomie (cycle WMTC) et se recharge sur une prise domestique en 2 h 45 ou 3 h 45 selon les versions.
En plus de ces acteurs historiques de la voiture sans permis (VSP), les Français de Kilow se distinguent par leur petit engin nommé La Bagnole, aux airs de jeep ludique, Simplici vend sa S1 à 9 480 €, tandis que Biro propose sa minuscule voiturette, avec batterie fixe ou amovible, à partir de 13 800 €. Un marché qui intéresse aussi les marques chinoises, échappant aux surtaxes européennes, dont la marque Eli, avec sa Zero proposant un habitacle lumineux avec un toit transparent ouvrant.
Quadricycles lourds : plus de puissance, moins de sécurité
La catégorie des quadricycles lourds (L7e, 450 kg maximum) n'est pas bridée à 45 km/h, mais à 90 km/h, offre 15 kW de puissance nominale maxi et demande un permis B (ou B1, spécifique, à partir de 16 ans). Voilà des modèles capables de s'intégrer bien mieux dans le trafic routier, mais il convient de rappeler qu'aucune norme de crash-test ne s'applique et qu'ABS et airbag ne sont généralement pas au programme.
Un des modèles emblématiques est la mignonne Microlino suisse, avec son look néorétro rappelant l'Isetta et sa porte sur la face avant, qui existe aussi en version sans permis, appelée Lite. Un autre modèle séduisant vient, lui, d'Espagne : il s'agit de la Liux Big (2,70 m, près de 18 000 €), dont la carrosserie réalisée en fibres de lin affiche un look moderne. Sa version à grande batterie de 20 kWh annonce une belle autonomie de 270 km. Citons aussi la petite chinoise Linktour, qui propose déjà sa très moderne Alumi (versions 45 et 90 km/h) en Italie, construite autour d'une structure aluminium.
Perspectives d'avenir
Elles trouveront sur leur route en 2027 un concurrent de taille avec la Dacia Hipster, dont le concept très cubique et ludique a fait sensation. Un projet européen de création d'une catégorie de petites autos, à l'image des kei cars à la japonaise, pourrait aussi contribuer à changer la géographie de ce petit marché d'urbaines électriques accessibles.



