Les agents des Affaires maritimes de l’Hérault et du Gard sillonnent la Méditerranée pour vérifier équipements et comportements des plaisanciers. Objectif : prévention et sécurité, alors que 2 000 opérations ont été menées depuis le début de l’année, dont 800 sauvetages et 28 décès. Un contrôle sur cinq aboutit à une verbalisation.
Une matinée de contrôle à La Grande-Motte
Ce lundi 28 juillet, Midi Libre a embarqué avec les agents lors d’une matinée venteuse à La Grande-Motte. Stéphane Cluzel, chef de l’unité littorale des Affaires maritimes, prévient : "Avec ces conditions, il faut être prudent, être sûr de son navire, de ses capacités et de son équipement de sécurité, sinon on reste à quai."
Les agents contrôlent la documentation et le matériel : permis, brassière de sauvetage, extincteur. Les jumelles permettent de repérer les bateaux. Certains comportements alertent, comme la conduite non réglementaire à l’entrée ou la sortie d’un port. "La mer est grande. En dehors du port et de la bande des 300 mètres, vous avez tout le reste pour vous amuser sans danger", rappelle le chef.
Des échanges souvent courtois
À bord du canoë pneumatique, l’agent Éric Jullian aborde les bateaux. Michel, venu de Port Camargue, se fait contrôler sans être dérangé : "Ça m’arrive de temps en temps." Les agents constatent un extincteur périmé et une brassière inadaptée pour l’enfant à bord. Pas de contravention, mais un avertissement. Michel promet de corriger le soir même.
"Les gens réagissent différemment, ça dépend s’ils sont en règle ou pas", rigole Éric. Il évoque un excès de vitesse à Sète : un homme a reconnu l’infraction et sera convoqué pour retrait de permis. "Vu la vitesse excessive de 15 à 20 nœuds dans une zone limitée à 4 nœuds, il va probablement perdre son permis trois semaines."
Chiffres clés
- 2 000 opérations depuis janvier
- 800 sauvetages
- 28 décès
- Un contrôle sur cinq verbalisé
Hélie Montané de la Roque, adjoint au chef de service de la délégation mer et littoral à la DDTM, conclut : "L’objectif, c’est la prévention et l’information pour le plus grand nombre. Ça n’empêche pas la répression des comportements les plus dangereux."



