Incident à Marseille : 83 passagers Ryanair bloqués, le tarmac envahi pour Marrakech
Marseille : 83 passagers Ryanair bloqués, tarmac envahi

Incident chaotique à l'aéroport Marseille-Provence : 83 passagers abandonnés par Ryanair

Le samedi 18 avril 2026, le vol Ryanair FR2640 reliant Marseille à Marrakech a viré à la pagaille, laissant 83 passagers au sol après un engorgement au contrôle aux frontières. Prévu pour décoller à 22h30, l'avion a finalement pris son envol à 1h50 du matin, avec près de trois heures de retard, tandis qu'une trentaine de voyageurs frustrés ont envahi le tarmac dans une tentative désespérée de bloquer l'appareil.

Un enchaînement de dysfonctionnements

L'incident trouve son origine au poste de contrôle de la police aux frontières (PAF), où un manque d'effectifs a considérablement ralenti le passage des voyageurs, créant un embouteillage critique. Hypolite Galerne, l'un des passagers restés au sol, a témoigné auprès de La Provence : « Seulement 50 % des passagers étaient passés quand la responsable Ryanair est venue nous voir en expliquant que la porte était fermée. » Cette situation a rapidement dégénéré, poussant une trentaine de personnes à forcer l'accès au tarmac.

Selon une source policière, certains individus auraient même brisé des boîtiers pour déclencher une alarme incendie, dans le but de faciliter leur passage. Face à cette agitation, Ryanair a finalement pris la décision de faire décoller l'avion, invoquant ses « obligations opérationnelles », laissant ainsi les 83 passagers en plan.

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Une guerre des responsabilités en cours

Depuis cet épisode, l'aéroport Marseille-Provence et la compagnie aérienne se renvoient mutuellement la faute. L'aéroport pointe du doigt le manque d'effectifs de la PAF, tout en n'excluant pas que Ryanair engage une réclamation contre ses services. Il indique également qu'il pourrait à son tour se retourner contre la police aux frontières.

Pour les passagers abandonnés, la perspective d'une indemnisation semble incertaine. Ryanair a en effet tendance à se retrancher derrière ses conditions générales de vente lorsque l'annulation ou le retard est imputable à un cas extérieur, comme un problème aux contrôles frontaliers.

Un précédent inquiétant en France

Cet incident n'est malheureusement pas un cas isolé pour la compagnie irlandaise sur le territoire français. Moins d'une semaine auparavant, le 14 avril, 192 passagers d'un autre vol Ryanair à destination de Marrakech avaient été abandonnés au sol à l'aéroport de Vatry, dans le Val-de-Marne. La raison ? Tous les agents de sûreté étaient en arrêt maladie, obligeant l'avion à décoller vide. À ce jour, ces voyageurs attendent toujours d'être remboursés, illustrant les difficultés récurrentes auxquelles sont confrontés les clients de la low-cost.

Ces événements successifs soulèvent des questions cruciales sur la gestion des flux de passagers dans les aéroports français et sur les responsabilités partagées entre les compagnies aériennes et les autorités aéroportuaires. La pagaille de Marseille met en lumière les tensions croissantes dans le secteur du transport aérien, où les retards et les abandons de passagers peuvent rapidement tourner au conflit ouvert.

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