La question du nombre de gares nouvelles sur la phase II de la ligne à grande vitesse Montpellier-Perpignan (LNMP) est au cœur de la concertation publique. Entre Béziers et Perpignan, le choix est complexe : faut-il construire deux gares, une seule, ou aucune ? SNCF Réseau propose plusieurs scénarios, allant de zéro à deux gares, avec des implantations variées.
Les options sur la table
Le projet préférentiel de 2016 prévoyait deux gares nouvelles : Béziers Est, sur la commune de Villeneuve-lès-Béziers, et Narbonne Ouest, près de Montredon-des-Corbières. Cependant, cinq alternatives ont été élaborées : aucune gare, une seule gare à Narbonne, à Béziers, ou à Nissan-lez-Ensérunes, avec différentes variantes de raccordement.
Impact sur le trafic voyageurs
Selon Stéphane Lubrano, directeur de projet, les études de trafic montrent que la variation du nombre de voyageurs induits ne dépasse pas 10 %, pour un potentiel de 2,1 à 2,3 millions de voyageurs. Sans gare nouvelle, les TGV directs capteraient plus de voyageurs à Barcelone ou Perpignan, compensant partiellement ceux qui renonceraient à un arrêt en centre-ville.
Les attentes des territoires
Les gares nouvelles doivent s'intégrer aux projets de développement locaux. Béziers envisage un pôle tertiaire autour de sa future gare, à l'image du quartier Cambacérès à Montpellier. Narbonne souhaite en faire la porte d'entrée ouest de son agglomération, dans une zone déjà artificialisée. En revanche, Nissan n'a pas de projet urbain associé.
Le cas de Perpignan est particulier : la ville ne souhaite pas de gare nouvelle, ayant déjà investi dans sa gare existante, terminus de nombreux TGV. Le raccordement direct à la voie espagnole servira surtout au fret, sans shunter Perpignan pour les voyageurs.
Deux réunions publiques sont prévues : le 19 mai à Narbonne, salle des Consuls, et le 20 mai à Béziers, auditorium Yves-Nat, pour recueillir l'avis du public sur ces questions.



