Nouvelle vedette SNSM à La Tremblade : l'ère du catamaran s'achève
La Tremblade : nouvelle vedette SNSM en service

Les heures de la SNS 433 « Notre-Dame de Buse » sont comptées. En tant que vedette de sauvetage opérationnelle, s’entend. Dans quelques semaines, cette petite vedette catamaran sera vendue ou démantelée et une page se tournera à la station de La Tremblade de la Société nationale de sauvetage en mer, qui vient de prendre possession de son nouveau moyen nautique, jeudi 7 mai.

Un nouveau chapitre pour la station trembladaise

La station SNSM de La Tremblade est une station unique en son genre. Les sauveteurs trembladais multiplient les premières. « Nous sommes les premiers - et les seuls - à utiliser cette vedette catamaran. Notre nouvelle vedette, elle, est la première de ce modèle mise en service en France. Et notre station sera la première à emménager dans un bâtiment construit sur mesure, réellement adapté à nos besoins », énumère Jean-Jacques Énard, le président de la station.

Caractéristiques de la nouvelle vedette

La nouvelle vedette, baptisée SNS 9-004 « Notre Dame De Buse II », mesure 9,50 mètres et peut embarquer 6 membres d’équipage. Construite sur un nouveau plan, elle est dotée de deux moteurs de 150 chevaux capables de filer jusqu’à 35 nœuds. Elle remplace la « Notre-Dame de Buse », entrée en service en 2001, une vedette catamaran de 7,50 mètres au faible tirant d’eau (80 centimètres) qui permettait d’intervenir dans des zones peu profondes comme le pertuis de Maumusson.

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Un besoin de puissance et de polyvalence

« Il ne sert à rien d’avoir un gros bateau si on ne peut pas s’en servir », confirme Romain Cercleux, le patron de la vedette. « Dans notre zone, nous trouvons des parcs à huîtres, des bancs de sable, qui bougent beaucoup. » Avec l’ancienne vedette, les sauveteurs étaient limités à 5 milles au large. « Avec le nouveau bateau, plus long, donc plus sécurisant, déjà, pour l’équipage, on saute une classe. Nous serons en mesure d’intervenir plus loin, si besoin », souligne Jean-Jacques Énard. Romain Cercleux apprécie également la motorisation vitaminée : « Aujourd’hui, nous manquons clairement de puissance. »

Un investissement important

L’investissement n’est pas neutre pour la station trembladaise de la SNSM. « Sur un coût d’environ 320 000 euros hors taxes, nous financerons 240 000 euros sur nos fonds propres », glisse Jean-Jacques Énard. Le nouveau bâtiment de la station suivra avant la fin de l’année, bien que la SNSM de La Tremblade ait été coiffée au poteau par son homologue finistérienne de Plouescat, où un bâtiment neuf de 350 m² vient d’être achevé.

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