Mardi 28 avril, la salle du Galet à Pessac était bondée pour le spectacle d’art lyrique du Chœur de l’Opéra national de Bordeaux, sous la direction du chef de chœur Salvatore Caputo. Ce dernier s’est adressé au public en précisant : « Le concert que l’on donne ce soir à Pessac, on ne le fait pas ailleurs, nous sommes ravis de venir ici pour la troisième fois. »
Une rencontre en amont avec le public
Une quarantaine de Pessacais avaient rencontré, une semaine auparavant, Salvatore Caputo au Grand-Théâtre de Bordeaux pour évoquer la gestion du stress par les artistes avant de rentrer en scène. Cette initiative a permis de créer un lien privilégié entre le public et les artistes.
Une version raccourcie de l’opéra romantique
Le public a assisté à une version raccourcie de l’opéra romantique « Norma » de Vincenzo Bellini, créé en 1831. Le talentueux et facétieux comédien Loïc Richard contait la trame narrative de l’œuvre autour des airs emblématiques de ce chef-d’œuvre. Son intervention a ponctué le spectacle d’humour et de légèreté.
« Si je vous dis que l’action se déroule en Gaule vers 50 avant JC, vous me répondrez ? » interrogea un tantinet goguenard Loïc Richard. « Astérix ! » répondit spontanément le public. « Mais non ! “Norma” ! Le célèbre opéra de Bellini ! », sourit le comédien.
Le synopsis de Norma
L’opéra « Norma » est la tragédie lyrique d’un sacrifice rédempteur qui présente deux univers opposés : l’un poétique, où le mythe celte se déploie, et l’autre prosaïque, marqué par la guerre et la trahison des hommes. Norma est une druidesse gauloise, abandonnée par le père de ses enfants, le proconsul romain Pollione, qui lui préfère la jeune prêtresse Adalgisa. Au terme de ce drame lyrique, l’héroïne romantique offre un message de réconciliation et d’amour qui résonne tout particulièrement dans le tumulte chaotique de nos jours.
Démocratiser l’opéra
Le chef de chœur Salvatore Caputo a déclaré : « Ce concert lyrique rassemble 35 artistes et un pianiste, il a pour objectif de faire découvrir l’opéra à un public qui n’a pas l’habitude d’assister à ce genre de spectacle. La musique classique était à l’origine un art populaire qui est devenu un art élitiste représenté dans des théâtres prestigieux en centre-ville. » Cette troisième escale lyrique à Pessac s’inscrit dans une volonté de rendre l’opéra accessible à tous.



