Le Natif Festival retrouve l'hippodrome d'Hyères du 21 au 23 août 2026 pour une troisième édition qui promet une expérience renouvelée. Les organisateurs ont annoncé l'ajout de deux scènes supplémentaires, portant le total à quatre, ainsi qu'une refonte du village festivalier.
Une nouvelle configuration pour améliorer l'expérience
Arnaud Marchand, cofondateur du festival, explique : "À la sortie de l'édition précédente, avec les équipes, on s'était dit qu'on allait rester sur la même configuration. Mais on n'a pas pu s'empêcher de rajouter des choses. On modifie le village et on ajoute deux scènes supplémentaires." Pour fluidifier les déplacements, des "rues" seront créées au cœur de l'hippodrome, permettant d'installer des stands desservant les quatre scènes.
Gestion du son : un défi relevé
L'un des principaux défis est d'éviter la cacophonie. "On travaille avec un acousticien pour gérer l'émergence sonore. Ce n'est pas parce qu'il y a quatre scènes qu'il y aura deux fois plus de bruit. Le but est de canaliser le son de chaque scène pour le confort des festivaliers, mais aussi pour les riverains," précise Arnaud Marchand. Le festival a également avancé l'heure de fermeture à 1 heure du matin, contre 2 heures auparavant, afin de limiter les nuisances.
Une programmation sans tête d'affiche coûteuse
Le Natif Festival mise sur son ADN : le partage et la communion avec le public. "Ce qui nous rend uniques, c'est qu'on ne fait pas ça pour l'aspect financier. On ne tire pas de revenus du festival," assure Arnaud Marchand. Les tarifs restent accessibles, avec un pass trois jours à 95 euros et des soirées à 40-45 euros. Côté programmation, 80 artistes sont attendus. Parmi les noms déjà annoncés : 47Ter, Yann Muller et la révélation Upsilon. "On ne court pas après les têtes d'affiche. On ne sera jamais un festival qui paie des cachets à 200 ou 300 000 euros," affirme le cofondateur.
Une esthétique renouvelée
Après le thème du voyage interstellaire l'an passé, l'univers est conservé avec une soucoupe volante qui se pose sur une planète. "On essaie toujours de garder cet univers de musique électronique tout en élargissant le spectre," conclut Arnaud Marchand. Le festival promet une expérience unique, fidèle à son image d'OVNI.



