Trois générations de la famille Joujoux au pied de l'Everest
Famille Joujoux : trois générations au pied de l'Everest

Partis au début du mois de mai au Népal, Nicolas Joujoux, son fils Jean-Vincent et son père Bernard viennent de revenir à Boisseron après un trek de 15 jours, dont 5 au-dessus de 4 000 m d'altitude, avec comme arrière-plan quasiment constant le mont Everest, toit du monde culminant à 8 849 m.

Un projet longtemps mûri

« Ce projet était dans mon esprit depuis longtemps. Nous avons fait le Mont Blanc il y a maintenant 20 ans avec mon père ; réaliser un nouveau périple jusqu'au pied puis à mi-parcours du sommet du Mont Everest à trois était forcément une aventure à vivre. On a fait ce cadeau à mon fils Jean-Vincent à Noël et, passionné comme nous par la montagne, le projet était lancé », explique Nicolas.

Un périple inoubliable

Les trois générations, âgées respectivement de 17 ans, 46 ans et 69 ans, se sont lancées dans une aventure unique. Après un voyage semé d'embûches – ils devaient partir de Madrid via Doha, mais leur vol a été annulé – ils ont finalement pris un avion depuis Paris, via New Delhi, pour atterrir à Katmandou. Un dernier vol intérieur les a menés à l'aéroport de Lukla, réputé le plus dangereux du monde. Une fois arrivés, ils ont établi le contact avec leur guide et deux porteurs.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Préparation et entraînement

« Il faut savoir que cela fait quelques mois qu'avec mon père, nous nous sommes entraînés, chacun de notre côté, à marcher sur de longues distances avec du dénivelé. Quant à Jean-Vincent, plus jeune et très sportif, il n'a pas forcément entraîné son organisme à ce type d'effort, mais il se sentait prêt et extrêmement motivé. »

Au final, ils ont parcouru durant ces 10 jours de trek 120 km, soit 55 heures de marche, avec un dénivelé positif de près de 7 000 m.

Des moments forts en altitude

« Nous sommes restés une bonne trentaine d'heures au-dessus de 5 000 m, en passant par les camps de base d'Ama Dablam (4 600 m), de l'Everest (5 364 m) et de Kal Pathar (5 645 m), notre dernier point culminant. Pour ce dernier, nous sommes partis à 2 h 30 du matin, à la frontale, et la montée, très difficile à cause du manque d'oxygène, s'est faite en 2 h 30. Nous avons vécu tous les trois quelque chose d'unique, avec des paysages grandioses, des montagnes au loin à plus de 7 000 m, comme l'Everest, mais aussi le Nuptse, le Lhoste ou le Pumori. Ces images resteront gravées à jamais dans nos mémoires. J'ai partagé cette aventure fabuleuse avec mon fils et mon père dans cette partie du monde qui nous faisait tant rêver, et nous sommes tous les trois très heureux de l'avoir vécue. »

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale