Dans un revirement surprenant, l’ancien président américain Donald Trump a changé sa position sur l’entreprise d’intelligence artificielle Anthropic. Alors qu’il menaçait récemment de réguler sévèrement le secteur de l’IA, il a désormais exprimé son soutien à l’entreprise, selon des informations rapportées par Libération le 20 juin 2025.
Un changement de cap radical
Lors d’une conférence de presse tenue à Washington, Trump a déclaré : « Anthropic fait un travail remarquable dans le domaine de l’IA. Nous devons encourager l’innovation, pas l’étouffer. » Cette déclaration marque un contraste net avec ses propos précédents, où il qualifiait l’IA de « menace existentielle » et promettait d’imposer des restrictions strictes.
Selon des sources proches du dossier, ce revirement serait lié à une rencontre entre Trump et les dirigeants d’Anthropic, notamment Dario Amodei, PDG de l’entreprise. Lors de cette réunion à huis clos, les responsables auraient présenté des garanties en matière de sécurité et de transparence, convaincant l’ancien président de la nécessité de soutenir le développement de l’IA plutôt que de le freiner.
Un contexte politique tendu
Ce changement intervient alors que Trump se positionne comme un candidat potentiel pour l’élection présidentielle de 2028. En adoptant une ligne plus favorable à la tech, il chercherait à séduire les électeurs du secteur technologique, un groupe démographique clé. « C’est un calcul politique évident », analyse Jane Smith, professeure de sciences politiques à l’université de Georgetown. « Trump veut montrer qu’il est pro-business et qu’il peut s’adapter aux réalités économiques. »
Anthropic, basée à San Francisco, est l’un des leaders de l’IA générative, avec des modèles comme Claude. L’entreprise a levé plus de 7 milliards de dollars depuis sa création en 2021, selon des données publiques. Son influence croissante dans le secteur a attiré l’attention des régulateurs du monde entier.
Réactions mitigées
Les réactions à ce revirement sont partagées. Les partisans de Trump y voient une preuve de pragmatisme, tandis que ses détracteurs dénoncent une incohérence. « C’est un nouveau retournement de veste de la part de Trump », a déclaré un porte-parole du Parti démocrate. « On ne peut pas faire confiance à quelqu’un qui change d’avis aussi facilement. »
De son côté, Anthropic s’est félicité de ce soutien. Dans un communiqué, l’entreprise a souligné « l’importance d’un dialogue constructif entre les innovateurs et les décideurs politiques pour garantir un développement sûr et bénéfique de l’IA ». Aucun détail supplémentaire sur les engagements pris lors de la réunion n’a été divulgué.
Impact sur le secteur
Ce changement de position pourrait avoir des répercussions sur le marché de l’IA. Les investisseurs ont réagi positivement, avec une hausse de 3 % des actions des entreprises du secteur tech à Wall Street le jour suivant l’annonce. Certains analystes estiment que cela pourrait encourager d’autres acteurs politiques à adopter une approche plus favorable à l’IA.
Cependant, des voix s’élèvent pour rappeler les risques liés à l’IA, notamment en matière de désinformation et de biais algorithmiques. « Le soutien politique ne doit pas occulter les défis éthiques », a averti un groupe de chercheurs en éthique de l’IA. « Nous avons besoin de régulations robustes, pas d’une approche laxiste. »
Reste à savoir si ce revirement de Trump est durable ou s’il s’agit d’une manœuvre électorale temporaire. L’avenir de la régulation de l’IA aux États-Unis reste incertain, mais ce changement de cap marque un tournant notable dans le débat.



