Le plan d'épargne retraite (PER) est souvent présenté comme un outil fiscalement avantageux pour préparer sa retraite. En effet, les versements effectués chaque année sont déductibles du revenu imposable, dans la limite de plafonds spécifiques. Pour les salariés, la déduction ne peut excéder 10 % des revenus professionnels nets de cotisations sociales de l'année précédente, avec un plafond maximal de 37 680 euros en 2026. Pour les travailleurs non salariés, ce plafond est porté à 88 911 euros.
Report des excédents et utilisation des plafonds du conjoint
Si les versements dépassent ces montants, l'excédent peut être reporté sur les trois années suivantes, et même sur cinq ans à partir de l'année prochaine. Cette disposition est particulièrement intéressante pour optimiser la fiscalité. De plus, les plafonds non utilisés du conjoint (marié ou pacsé) peuvent être employés, offrant une flexibilité supplémentaire.
Nouveauté 2026 : fin de la défiscalisation après 70 ans
Un changement notable intervient cette année : les versements effectués après les 70 ans du titulaire ne donnent plus droit à une déduction fiscale. Il est donc conseillé d'anticiper ses versements avant cet âge pour bénéficier de l'avantage.
Cependant, attention : l'argent investi dans un PER reste bloqué jusqu'à la retraite, sauf exceptions (accidents de la vie, achat de résidence principale, etc.). Il est donc crucial de ne pas immobiliser des sommes dont vous pourriez avoir besoin avant la fin de votre carrière.
En résumé, le PER est un placement intéressant pour ceux qui souhaitent réduire leurs impôts tout en épargnant pour la retraite, à condition de respecter les plafonds et de ne pas avoir besoin de ces fonds avant la retraite.



