Jean-Pierre Montal : écrivain, éditeur et rockeur, un transfuge de classe
Jean-Pierre Montal : écrivain, éditeur et rockeur

Quand on le croise dans les cocktails littéraires ou certaines salles de concert, il est toujours élégant, affable et rieur, parlant plus volontiers de Lou Reed ou des Kinks que d'Annie Ernaux – même si Jean-Pierre Montal est à sa manière un transfuge de (grande) classe, il n'en a pas les éléments de langage stéréotypés. Avoir une double casquette d'écrivain et d'éditeur est une chose courante dans le marigot littéraire. Être également rockeur est bien plus rare – on n'aurait pas imaginé Philippe Sollers avec une Stratocaster. Branchez la guitare : bien que nous interviewons l'écrivain/chanteur dans un café de l'Odéon, il n'a rien d'un "fils de" du quartier.

Jean-Pierre Montal incarne une figure atypique dans le paysage culturel français. À la fois écrivain, éditeur et musicien, il navigue entre les mondes avec une aisance déconcertante. Sa conversation, loin des poncifs littéraires, préfère évoquer les icônes du rock que les lauréats du prix Nobel. Cette singularité fait de lui un observateur privilégié des passerelles entre la littérature et la musique, deux univers qu'il explore avec la même passion. Son parcours, marqué par une mobilité sociale ascendante, lui confère un regard acéré sur les codes de chaque milieu. Dans un café de l'Odéon, il déconstruit les clichés avec humour, affirmant que sa guitare électrique est aussi légitime qu'un stylo. Une leçon de liberté créative.

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