Mi-avril à Genève, le plus grand salon horloger de l'année a réuni 65 marques lors d'une édition très réussie. Bilan d'un millésime 2026 inventif et audacieux.
Une fréquentation record
La septième édition du Salon Watches and Wonders, qui s'est tenue il y a quinze jours à Genève, a enregistré une fréquentation record de 60 000 personnes, en hausse de 9 % par rapport à l'an dernier. Les visiteurs ont découvert les centaines de nouveautés proposées par 65 marques, dont 44 suisses. Cela confirme combien la noble horlogerie mécanique occupe une place de choix dans le luxe mondial.
Pourquoi un tel engouement ?
Outre leur poids symbolique dans la mesure du temps qui passe, les montres haut de gamme associent volontiers les métiers d'art les plus rares à une micro-ingénierie de pointe, digne de l'aéronautique ou de la formule 1. De surcroît, 2026 est un excellent millésime, inventif en termes de techniques et audacieux sur le plan esthétique. Le temps des modifications infinitésimales, où 1 mm de plus ou de moins sur un diamètre était présenté comme une grande nouveauté, semble révolu.
Des innovations techniques et esthétiques
Les dirigeants des manufactures ont visiblement pris des risques cette année, proposant des pièces aux designs audacieux et aux complications techniques inédites. Les amateurs de belles mécaniques ont pu admirer des mouvements squelettés, des répétitions minutes, des chronographes flyback, et des montres de plongée repensées. Les matériaux aussi innovent : le titane, la céramique, le saphir ou encore l'or rose sont mis en valeur dans des créations qui allient tradition et modernité.
Ce salon confirme que l'horlogerie mécanique n'a pas dit son dernier mot et continue de fasciner un public toujours plus large, malgré un contexte géopolitique et économique troublé.



